Le centre hospitalier de Millau (Aveyron) restreint à nouveau l'accès direct à son service des urgences durant deux week-ends d'août, en raison d'un manque d'effectifs médicaux. Les patients devront impérativement contacter le 15 (Samu) ou le 116 117 avant de se présenter, sous peine de se voir refuser l'accès. C'est la troisième activation de ce dispositif en un peu plus d'un mois.
Deux week-ends concernés en août
Selon un communiqué de la direction de l'établissement, la régulation sera en vigueur du samedi 8 août à 19 heures au dimanche 9 août à 9 heures, puis du samedi 22 août à 19 heures au dimanche 23 août à 9 heures. Durant ces périodes, il est "impératif de ne pas se présenter directement aux urgences sans avoir préalablement pris contact avec un médecin régulateur", insiste l'hôpital.
Les patients sont invités à appeler le 15 (Samu) ou le 116 117 pour joindre un médecin généraliste de garde lorsque la situation ne relève pas d'une urgence vitale. Après évaluation, le médecin régulateur orientera chaque patient vers la prise en charge la plus adaptée, qu'il s'agisse d'une consultation de ville, d'une visite à domicile ou d'un transfert vers un autre établissement.
Une organisation pour préserver la qualité des soins
La direction du centre hospitalier justifie cette mesure par la nécessité de "maintenir une prise en charge sécurisée des patients, de préserver la qualité des soins dispensés et de garantir la mobilisation des équipes médicales en priorité pour les urgences vitales et les situations les plus graves". Ce type de régulation n'est pas inédit à Millau : en un peu plus d'un mois, il s'agit déjà de la troisième activation de ce dispositif, signe d'une tension persistante sur les effectifs médicaux.
Les urgences obstétricales ne sont pas concernées par cette restriction. Les femmes enceintes nécessitant une prise en charge peuvent continuer à se présenter directement à la maternité, où une équipe dédiée reste mobilisée.
Un phénomène récurrent dans les hôpitaux de taille moyenne
Cette situation illustre les difficultés croissantes rencontrées par les hôpitaux de taille moyenne en France, confrontés à une pénurie de médecins urgentistes, notamment pendant les périodes estivales. Selon la Fédération hospitalière de France, près de 30 % des services d'urgences ont dû réguler leur accès au moins une fois en 2025, un chiffre en hausse constante. À Millau, la direction assure que cette organisation temporaire permet de garantir la sécurité des patients et de maintenir un service de qualité malgré les contraintes.
Les usagers sont invités à respecter scrupuleusement la consigne de contacter le 15 avant tout déplacement, afin d'éviter un engorgement inutile et de permettre aux équipes de se concentrer sur les cas les plus graves.



