Une enquête menée par plusieurs médias, dont Franceinfo et Le Monde, révèle que des médecins radiés de l'Ordre ou condamnés par la justice continuent d'exercer en France ou à l'étranger sans être inquiétés. Selon cette investigation, ces praticiens contournent les interdictions grâce à un manque de coordination entre les autorités sanitaires, les conseils de l'Ordre et les systèmes d'information.
Un vide juridique exploité
L'enquête montre que les décisions de radiation ou de suspension prononcées par les chambres disciplinaires de l'Ordre des médecins ne sont pas systématiquement transmises aux agences régionales de santé (ARS) ou aux employeurs. Ainsi, un médecin radié peut continuer à exercer dans un autre département ou à l'étranger, notamment dans des pays où les contrôles sont moins stricts.
Des cas concrets
Parmi les cas recensés, un chirurgien radié pour des actes de maltraitance a pu ouvrir un cabinet dans une autre région. Un autre, condamné pour agressions sexuelles, exerce désormais au Maroc. L'enquête souligne que les patients sont rarement informés de ces antécédents.
Des conséquences graves
Cette situation expose les patients à des risques sanitaires importants. Des associations de défense des droits des patients dénoncent un système qui protège davantage les médecins que les malades. L'enquête appelle à une réforme urgente pour garantir la traçabilité des sanctions et protéger la sécurité des soins.
Les pistes d'amélioration
Plusieurs solutions sont envisagées : la création d'un fichier national des sanctions, l'obligation pour les ARS de vérifier les antécédents des praticiens, et une coopération internationale renforcée. Le ministère de la Santé a annoncé qu'il allait étudier ces propositions.



