Le groupe de narcotrafiquants DZ Mafia a de nouveau utilisé la vidéo pour se défendre, après les menaces de mort reçues par le maire d'Alès. Dans une séquence publiée sur les réseaux sociaux mercredi 22 juillet 2026 en fin de journée, des individus se présentant comme membres de l'organisation démentent toute responsabilité dans ces intimidations.
Un format déjà utilisé en octobre 2024
Cette mise en scène rappelle celle d'octobre 2024, après l'assassinat de Nessim Ramdane à Marseille par un adolescent de 15 ans, meurtre attribué à la DZ Mafia. À l'époque, une première vidéo de démenti avait été diffusée, marquant une communication inédite pour le narcotrafic en France. Dix-huit mois plus tard, le groupe récidive face aux accusations.
Dans la nouvelle vidéo, un homme vêtu de noir, entouré de cinq complices derrière un pupitre surmonté d'un drapeau algérien et des initiales DZ inscrites au scotch noir sur un drap blanc, lit un texte. Il déclare : « Nous condamnons fermement cet acte méritant d'être condamné de la plus cruelle et stricte manière. »
Un démenti ciblé
Le communiqué lu dans la vidéo vise à se désolidariser des menaces proférées contre le maire d'Alès, qualifiées d'« acte lâche et odieux fait par des personnes voulant nuire à la société ». Le groupe affirme : « Nous acceptons d'être traité comme des trafiquants, ne niant pas l'impact du trafic mais ne sommes en aucun cas responsables de cet acte qui nuit à notre affaire. »
Les auteurs de la vidéo insistent sur leur volonté de préserver leurs activités criminelles : « Nous faisons passer le bien de nos affaires avant toutes affaires politiques, guerre de gang ou vengeance. Nous nous efforçons de savoir qui se trouve derrière cela et espérons que vous comprenez le message. »
Un mode de communication rare
Cette forme de communication directe reste exceptionnelle dans le milieu du narcotrafic. Selon des observateurs, la DZ Mafia chercherait à protéger son image et à éviter des représailles judiciaires ou policières. La vidéo, repérée par le compte Focus sur X (Twitter), a été largement partagée avant d'être bloquée en raison des paramètres de consentement aux cookies.
Le maire d'Alès, dont l'identité n'a pas été divulguée, avait signalé les menaces plus tôt dans la semaine. Les autorités enquêtent pour déterminer l'origine des intimidations, tandis que la DZ Mafia tente de se distancier de cet épisode.



