Varois télécharge 2 650 images pédopornographiques : procès en septembre
Varois télécharge 2 650 images pédopornographiques

Un signalement espagnol via Europol

Un homme âgé de 53 ans, employé technique dans un centre de vacances à Six-Fours (Var), a été interpellé en début de semaine dans le cadre d’une procédure ouverte pour « détention d’images de mineurs présentant un caractère pornographique », a appris Var-Matin à l’audience du tribunal correctionnel de Toulon. Le quinquagénaire a fait l’objet d’un signalement de la part des autorités espagnoles via l’agence de coopération internationale Europol. Il utilisait l’application de messagerie Rakuten Viber (comparable à WhatsApp) pour télécharger les contenus illicites.

2 650 images téléchargées entre août 2024 et septembre 2025

Selon les éléments du dossier, le mis en cause a téléchargé quelque 2 650 images pédopornographiques entre le 7 août 2024 et le 11 septembre 2025. Lors de sa garde à vue, il a déclaré : « J’ai honte, ça me dégoûte ». Le contexte d’une dépression, à l’époque des faits, est évoqué par la défense.

Un procès repoussé à l’automne

Déféré ce mercredi matin devant le procureur de la République de Toulon, le suspect devait être jugé selon le mode de la comparution immédiate dans l’après-midi. À la barre du tribunal, cet employé dans un centre de vacances à Six-Fours a demandé un délai pour « préparer sa défense » comme le permet la loi. Un débat s’est alors ouvert sur un éventuel placement en détention provisoire jusqu’à son procès qui se tiendra à l’automne.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Le procureur requiert une liberté sous contrôle judiciaire

Le ministère public a requis une remise en liberté sous contrôle judiciaire. « Mais je demande [au tribunal] de faire en sorte qu’il ne puisse pas travailler ou exercer une activité au contact de mineurs », a insisté le procureur Raphaël Balland. Le magistrat a également réclamé une obligation de soins psychologiques et une expertise psychiatrique.

Soutenu par sa famille

« Son épouse a indiqué qu’elle souhaitait le soutenir et l’accompagner », a ajouté son avocat, Me Alexis Pacarin. Le couple est parent de deux enfants âgés d’une vingtaine d’années. Le prévenu était jusque-là inconnu de la justice. Encadré par une escorte policière, le quinquagénaire a demandé aux juges de ne pas l’envoyer en prison : « J’ai un travail et je souhaiterais le garder, ces jours de garde à vue ont été éprouvants […] Mon travail consiste à effectuer des réparations, on est jamais seul sur ce genre de tâche… »

Décision du tribunal : liberté sous conditions

Le tribunal présidé par Gloria Santos a donné suite aux réquisitions du procureur. Le prévenu restera libre s’il entame des soins psychologiques et à la condition de « ne pas exercer une activité professionnelle ou associative au contact habituel de mineurs ». Son employeur sera informé de cette décision. Le procès est programmé à la fin du mois de septembre.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale