Depuis le début de l’année 2026, la Maison de santé et bien-être des Gaves, implantée à Susmiou, accueille les habitants du territoire avec une ambition claire : rendre les soins plus accessibles, en particulier pour les femmes et les enfants. Porté par Pauline Loustau, gynécologue médicale, et Baptiste Christy, ingénieur en hydroélectricité, ce projet est né d’un constat partagé partout en France : les territoires ruraux manquent de professionnels de santé et les besoins en accompagnement spécialisé restent importants.
Une équipe pluridisciplinaire
Pensée comme une structure de proximité à taille humaine, la Maison de santé et bien-être des Gaves réunit aujourd’hui une équipe pluridisciplinaire composée d’une gynécologue médicale, d’une kinésithérapeute spécialisée dans le suivi de la femme, d’une psychologue spécialisée dans le développement de l’enfant, d’une orthophoniste et d’une ostéopathe. Cette diversité permet de proposer un accompagnement global autour de la santé féminine et infantile : suivi gynécologique, accompagnement périnatal, prise en charge de l’enfant et de l’adolescent, ainsi que des approches complémentaires favorisant le bien-être et la prévention.
Un investissement de 550 000 euros
Entièrement opérationnelle depuis début 2026 après plusieurs mois de travaux et d’aménagements, la structure représente un investissement global de 550 000 euros, auquel s’ajoute l’achat du terrain auprès de la commune de Susmiou (55 000 euros). Le projet a bénéficié du soutien de la Communauté de communes du Béarn des Gaves (8 000 euros) ainsi que du fonds européen Feder (50 000 euros).
Au-delà de l’investissement financier important, les porteurs du projet souhaitent avant tout répondre à un besoin essentiel du territoire : offrir aux familles un accès local à des soins spécialisés. Pour Pauline Loustau, « face à la désertification médicale et à la saturation des structures hospitalières, la nouvelle Maison de santé et bien-être des Gaves constitue un nouveau maillon de proximité entre ces grands pôles hospitaliers et les services départementaux ».
Cette initiative vise à combler un manque et compléter l’offre de soins du territoire, en proposant un accompagnement global et des approches complémentaires. Elle s’inscrit dans une dynamique de lutte contre la désertification médicale qui touche de nombreuses zones rurales en France.



