Un tournant dans la politique saoudienne
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a annoncé vendredi 30 juillet 2026 un durcissement significatif de la posture de l’Arabie saoudite vis-à-vis de l’Iran et de ses alliés régionaux. « Nous passons d’une stratégie de retenue à une stratégie de riposte », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Riyad. Cette annonce intervient après une série d’incidents impliquant des drones et des missiles houthis visant des infrastructures saoudiennes.
Sanctions ciblées et déploiement militaire
Le royaume a immédiatement imposé des sanctions économiques contre 20 entités iraniennes accusées de soutenir les Houthis au Yémen et des milices en Irak et au Liban. Parallèlement, un renforcement des capacités militaires saoudiennes a été ordonné, avec le déploiement de nouvelles batteries de défense antiaérienne dans les provinces du sud. Selon le ministère de la Défense, « ces mesures visent à dissuader toute nouvelle agression et à protéger la souveraineté du royaume ».
Un changement de ton après des années de prudence
Depuis 2019, l’Arabie saoudite avait adopté une approche plus diplomatique, notamment via des pourparlers avec l’Iran à Bagdad. Cependant, l’escalade récente des attaques – plus de 300 drones et missiles tirés depuis janvier 2026, selon des sources sécuritaires – a poussé Riyad à réviser sa stratégie. « La patience a ses limites », a ajouté le ministre des Affaires étrangères Faisal ben Farhan Al Saoud.
Réactions internationales
Les États-Unis ont exprimé leur soutien « aux mesures légitimes de défense de l’Arabie saoudite », tandis que Téhéran a dénoncé « une provocation dangereuse ». L’Union européenne a appelé à la « retenue et à la désescalade ». La décision saoudienne pourrait raviver les tensions dans le Golfe, déjà exacerbées par le programme nucléaire iranien.



