Adoption de la loi d'urgence agricole
L'Assemblée nationale a adopté, le 20 juillet 2025, la loi d'urgence agricole, un texte controversé qui permet la réintroduction à titre dérogatoire de deux pesticides interdits en France. Le vote a eu lieu par 287 voix pour, 210 contre et 15 abstentions, selon les chiffres officiels.
Les pesticides concernés
Les deux substances concernées sont le diméthoate et le chlorpyriphos, tous deux interdits dans l'Union européenne depuis 2020 pour leurs risques pour la santé humaine et l'environnement. Le diméthoate est un insecticide utilisé notamment sur les cerisiers, tandis que le chlorpyriphos est un insecticide à large spectre.
Réactions et critiques
Cette décision a suscité de vives réactions de la part des associations environnementales et de l'opposition. « C'est un recul historique pour la protection de la santé et de l'environnement », a déclaré un porte-parole de Générations Futures. De son côté, le ministre de l'Agriculture a justifié cette mesure : « Face à une crise agricole sans précédent, nous devons donner aux agriculteurs tous les outils nécessaires pour protéger leurs cultures. »
Impact sur la santé et l'environnement
Selon une étude de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), le chlorpyriphos est associé à des troubles neuro-développementaux chez l'enfant. La réintroduction de ces pesticides pourrait exposer les populations rurales à des risques accrus, selon les experts. « Nous allons surveiller de près l'application de cette loi », a indiqué un responsable de l'Anses.
Prochaines étapes
Le texte doit maintenant être examiné par le Sénat. Si la loi est promulguée, les dérogations seront accordées pour une durée limitée, sous conditions strictes, notamment en termes de distance par rapport aux habitations et de zones de protection des eaux.



