Un mineur de quinze ans et demi, soupçonné d’avoir dirigé un spray enflammé en direction du visage d’une passante à Marseille en marge des manifestations lycéennes, a été interpellé et placé en garde à vue, a-t-on appris samedi auprès du parquet. L’adolescent, scolarisé en première année de BTS au lycée Colbert, situé près du lieu de l’agression, est « inconnu des services de police et de justice », a précisé à l’AFP le parquet de Marseille.
Une vidéo de l’agression largement partagée
Une vidéo de l’agression, qui s’est déroulée jeudi sur une place de Marseille non loin d’un lycée, a circulé sur les réseaux sociaux, montrant la femme s’interposer au moment où un groupe tente de fracasser un abribus. Une personne au visage masqué actionne alors un spray et un briquet, déclenchant un jet de flammes au niveau du visage de la victime. Cette dernière souffre de brûlures, a-t-on appris auprès d’une source proche du dossier.
Garde à vue prolongée et enquête pour violences aggravées
Samedi soir, la garde à vue de l’adolescent a été prolongée de 24 heures, selon la même source. Il est visé par une enquête pour « violences volontaires ayant entraîné une ITT (interruption temporaire de travail) inférieure ou égale à huit jours », avec trois circonstances aggravantes : avec arme, en réunion et visage dissimulé. L’interpellation a eu lieu dans le quartier de Frais-Vallon, dans le 13e arrondissement de Marseille, a précisé le quotidien régional La Provence. Les faits se sont eux déroulés dans un quartier non loin du front de mer, place du 4-septembre.
Réactions des autorités et autre agression à La Ciotat
« Aucune revendication, qu’elle soit lycéenne, sociale, agricole, déclarée ou non, ne saurait justifier de tels actes de violence », ont indiqué vendredi les services de la préfète de police déléguée, précisant que la victime avait porté plainte. Par ailleurs, le parquet de Marseille a indiqué avoir ouvert une enquête après l’agression vendredi d’un professeur de 59 ans devant un lycée de La Ciotat. Le professeur était intervenu pour empêcher un début d’incendie au pied d’un arbre, quand il a été aspergé de carburant avant de recevoir « un coup violent ». L’enquête est ouverte pour « violences avec ITT inférieure ou égale à huit jours », aggravées de trois circonstances : avec arme, visage dissimulé et envers une personne chargée d’une mission de service public. L’enseignant a déposé plainte et « les investigations se poursuivent pour identifier le ou les auteurs », a précisé le parquet à l’AFP.