Une finale académique sous le signe de la justice
Ce vendredi 5 juin, la cour d'appel de Montpellier a accueilli la dixième édition des Joutes des Collèges, un concours d'éloquence consacré aux droits fondamentaux. Les élèves des collèges Le Salagou (Clermont-l'Hérault) et Gaston-Bonheur (Trèbes) se sont affrontés autour de l'article VII de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (DDHC).
« Sans justice, il n'y a pas de liberté », ont rappelé les élèves du collège Le Salagou, défendant la position négative sur l'application de cet article en France. De leur côté, les représentants de Trèbes ont soutenu la positive, arguant que la justice, bien qu'imparfaite, reste un pilier essentiel.
Un débat riche en exemples concrets
Les collégiens ont illustré leurs arguments par des cas concrets, comme les contrôles de police arbitraires, les arrestations de manifestants, l'affaire Sarkozy-Kadhafi ou encore le mouvement des gilets jaunes. Chaque équipe a su mettre en scène l'article VII pour en montrer les forces et les faiblesses.
« La justice n'est pas parfaite », a clamé Trèbes. « Mais elle détient la vie des gens », a rétorqué Clermont-l'Hérault. Ce duel verbal a tenu en haleine un jury composé de membres du barreau de Montpellier, qui a délibéré pendant plus de vingt minutes avant de déclarer Trèbes vainqueur.
Une expérience marquante pour les jeunes
Organisé par l'Institut des Droits de l'Homme du barreau de Montpellier, ce concours permet aux collégiens de se familiariser avec l'univers judiciaire. Les participants, soutenus par leurs professeurs, travaillent depuis septembre sur ce projet. Victoria, élève de 4e à Trèbes et future magistrate, a confié : « C'était une expérience incroyable qui a soudé la classe. Si c'était à refaire, je ne changerais rien. »
Cette dixième édition a démontré l'importance de l'éloquence et de la connaissance des droits fondamentaux chez les jeunes, les préparant à devenir des citoyens éclairés.



