Les infirmières scolaires peuvent désormais cumuler leurs fonctions à l'Éducation nationale avec une autre activité liée aux soins, que ce soit en libéral ou dans un établissement de santé. Cette mesure, réclamée depuis longtemps par les infirmières et leurs représentants syndicaux, a été officialisée par un courrier de la Direction générale des ressources humaines (DGRH) du ministère de l'Éducation nationale daté du 17 juillet.
Une décision attendue
Dans ce courrier adressé aux rectorats, la DGRH indique que, conformément à un avis du collège de déontologie, « les personnels infirmiers de l’Éducation nationale peuvent exercer, en dehors de leurs obligations de service, une activité de soins en tant qu’infirmier libéral », ainsi qu'« une activité de soins dans un établissement public ou privé à but non lucratif, notamment un établissement de santé ou médico-social ».
Des conditions strictes
Le ministère précise que ce cumul d’activités « ne doit pas porter atteinte au bon fonctionnement du service » et que l’agent devra être recruté directement par l’établissement concerné, et non par l’intermédiaire d’une société d’intérim.
En 2020, les infirmières scolaires avaient déjà été autorisées à renforcer ponctuellement les équipes hospitalières mobilisées face à l’épidémie de Covid-19, rappelle Gwenaëlle Durand, secrétaire générale du syndicat d’infirmiers scolaires Snies-Unsa, auprès de l’AFP.
Vers une législation pérenne
Le Snies-Unsa souhaite désormais que cette possibilité de cumul « soit légiférée », car « demain, si le ministre change et ne souhaite plus autoriser le cumul, nous pourrions revenir à la situation précédente », explique Gwenaëlle Durand. Le syndicat milite pour une inscription dans la loi afin de garantir la pérennité de cette mesure.



