Déficit des hôpitaux publics estimé à 2,3 milliards d'euros en 2025
Hôpitaux : déficit de 2,3 milliards d'euros prévu en 2025

Le déficit des hôpitaux publics français devrait s'élever à 2,3 milliards d'euros en 2025, selon une estimation de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES). Ce chiffre, publié dans un rapport récent, confirme les tensions budgétaires persistantes dans le secteur hospitalier, déjà mises en lumière par la crise sanitaire.

Des causes structurelles et conjoncturelles

La DREES attribue ce déficit à plusieurs facteurs. D'une part, les dépenses de personnel augmentent plus rapidement que les recettes, notamment en raison des revalorisations salariales décidées après le Ségur de la santé. D'autre part, l'activité hospitalière n'a pas retrouvé son niveau d'avant-pandémie, ce qui réduit les recettes liées aux actes médicaux. Enfin, l'inflation pèse sur les coûts d'approvisionnement et d'énergie.

Selon le rapport, la situation est particulièrement critique dans les centres hospitaliers universitaires (CHU) et les hôpitaux de taille moyenne. Les établissements les plus petits, souvent situés en zone rurale, parviennent à limiter la casse grâce à des subventions spécifiques, mais leur équilibre financier reste fragile.

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Des conséquences sur les soins

Ce déficit a des répercussions directes sur la qualité des soins et les conditions de travail du personnel. « Les hôpitaux sont contraints de réduire leurs investissements et de reporter des projets de modernisation, ce qui affecte à long terme la capacité à prendre en charge les patients », a déclaré un porte-parole de la Fédération hospitalière de France (FHF).

Le gouvernement a annoncé une enveloppe de 500 millions d'euros pour soutenir les hôpitaux les plus en difficulté, mais les syndicats estiment cette somme insuffisante. « Il manque au moins 1 milliard d'euros pour stabiliser le système », a réagi un représentant de la CGT Santé.

Un plan de redressement attendu

La DREES prévoit que sans mesures correctives, le déficit pourrait encore se creuser en 2026, atteignant 2,8 milliards d'euros. Le ministère de la Santé a promis un plan de redressement d'ici la fin de l'année, incluant des mesures de restructuration et une meilleure gestion des dépenses.

Ce rapport intervient dans un contexte de tensions sociales, alors que les urgences et les services de psychiatrie connaissent des difficultés récurrentes. Les professionnels de santé alertent sur l'épuisement des équipes et la fermeture de lits, qui aggravent la pression sur les établissements.

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