Un agent de sécurité monte la garde. Tout en noir, un gilet jaune fluo sur le dos, devant le service des maladies infectieuses et tropicales (SMIT), il inspecte les sacs, vérifie les cartes professionnelles et s'embrouille avec une infirmière qui essaie de retrouver un patient. Quand on présente notre carte de presse, on a à peine le temps d'entrapercevoir le soleil en mosaïque qui décore l'accueil avant d'être raccompagné jusqu'à la sortie.
Un confinement strict pour les cinq passagers
Dans ce pavillon de briques orangées de l'hôpital parisien Bichat-Claude-Bernard (XVIIIe), vivent désormais sous cloche les cinq passagers français du bateau de croisière « MV Hondius », où s'est déclaré un foyer d'hantavirus. Trois croisiéristes sont décédés. Dans deux cas, l'OMS a confirmé une infection à cette maladie transmise par les rongeurs, le troisième est un cas probable. Outre ces trois décès, six personnes ont déclaré la maladie.
Inquiétude et sérénité chez les autres patients
Sur place, certains patients ne cachent pas leur inquiétude. « J'ai vu les passagers du bateau arriver ici », témoigne l'un d'eux, craignant une possible contamination. Pourtant, la plupart se disent sereins, confiants dans les mesures d'isolement strict mises en place par l'établissement. Les équipes médicales, habituées à gérer les maladies infectieuses, assurent une surveillance renforcée.
L'hôpital Bichat, référence en infectiologie, applique un protocole rigoureux pour éviter toute propagation. Les cinq évacués restent confinés dans une zone dédiée, avec un accès limité au personnel soignant spécialement équipé. Les autorités sanitaires suivent de près la situation, tandis que l'enquête se poursuit pour déterminer l'origine exacte de la contamination à bord du navire.



