Streamers condamnés après la mort de Jean Pormanove
Streamers condamnés après la mort de Jean Pormanove

Le tribunal correctionnel de Nice a condamné mercredi les deux streamers Naruto et Safine pour des violences et humiliations en ligne ayant précédé la mort de Jean Pormanove en août 2025. Owen Cenazandotti, alias Naruto, 27 ans, écope de deux ans de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende, tandis que Safine Hamadi, dit Safine, 24 ans, est condamné à dix-huit mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende. Ils ont également reçu un « bannissement numérique » de six mois, une peine complémentaire inédite.

Des lives orchestrés sur Twitch et Kick

Les deux hommes orchestraient des lives sur leur chaîne Internet diffusée sur les plateformes Twitch puis Kick. Le parquet avait requis trente mois de prison dont un an ferme à domicile avec bracelet électronique, et 30.000 euros d'amende contre Owen Cenazandotti, et 18 mois avec sursis probatoire et 15.000 euros d'amende contre Safine Hamadi. La procureure Maud Marty avait aussi demandé un « bannissement numérique » à vie, mais le tribunal a prononcé une interdiction de six mois.

Un système de maltraitance dénoncé

Dénonçant « un système de maltraitance » mis en place par les streamers, la procureure avait requis des peines plus lourdes. Le procès n'a pas porté sur la mort à 46 ans de Raphaël Graven, alias Jean Pormanove ou JP, dont la découverte en direct du corps inerte sous son drap a choqué le monde entier. Après autopsie, l'enquête sur ce volet a été classée sans suite en février.

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Des peines inférieures aux réquisitions

Les peines prononcées sont donc inférieures aux réquisitions du parquet. Les deux streamers devront également verser des dommages et intérêts aux parties civiles, dont la famille de Jean Pormanove. Cette affaire a mis en lumière les dérives de certains streamers qui exploitent la vulnérabilité de leurs invités pour générer de l'audience.

Un bannissement numérique limité dans le temps

Le « bannissement numérique » de six mois interdit aux deux condamnés de publier sur les plateformes en ligne, une peine qui vise à les empêcher de réitérer ce type de comportement. Cette décision pourrait faire jurisprudence dans le monde du streaming, où les violences psychologiques sont souvent difficiles à sanctionner.

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