La crise du hantavirus liée à un bateau de croisière semble se stabiliser. Des experts argentins ont indiqué samedi que l'infection survenue à bord du MV Hondius, qui a causé trois décès, semblait « assez bien maîtrisée ». Cette déclaration a été faite lors du congrès annuel de la Société argentine d'infectiologie à Buenos Aires.
Le point sur l'épidémie
Le MV Hondius, qui effectuait la liaison entre Ushuaïa en Argentine et l'archipel du Cap-Vert, a vu son voyage perturbé après la mort de trois passagers due à un foyer d'hantavirus. Ce virus rare ne dispose d'aucun vaccin ni traitement spécifique. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 13 cas confirmés ou probables ont été recensés, dont les trois décès.
Des experts rassurants
Carla Bellomo, biologiste au Laboratoire des hantavirus de l'Institut Malbrán, a déclaré que l'infection « semble être assez bien maîtrisée ». Lors de la conférence, Esteban Couto, conseiller médical au ministère argentin de la Santé, Teresa Strella, infectiologue et épidémiologiste à l'hôpital de Puerto Madryn, et Enzo Lavarra, coordinateur en infectiologie à l'hôpital d'Esquel, ont partagé cet avis.
« Cela ne devrait pas aller beaucoup plus loin que là où on en est actuellement », a estimé Enseo Lavarra, originaire de la région andine de Patagonie. Cette zone abrite le rat à longue queue, vecteur de la souche Andes du virus, transmissible d'humain à humain. Cette souche circule dans le sud du Chili et de l'Argentine.
Expérience passée
Enzo Lavarra a déjà traité des patients lors d'une précédente infection à l'hantavirus, survenue à environ 120 kilomètres au nord d'Esquel, à Epuyén, dans le sud de l'Argentine. Cette épidémie avait fait 11 morts entre décembre 2018 et mars 2019. Pour Teresa Strella, il « semble également que cela s'arrête là », même si elle a souligné que l'hantavirus constitue un défi majeur pour la santé publique nécessitant « une réflexion et une prise de conscience collective ».



