Ce mardi 12 mai, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a tenu une conférence de presse avec des spécialistes pour répondre aux nombreuses questions sur la gestion de l'épidémie de hantavirus, alors que plusieurs Français sont cas contacts ou victimes. Elle a déclaré vouloir que les Français disposent en toute transparence des mêmes informations que celles disponibles au plus haut niveau de l'État.
Absence de traitement et de vaccin
Xavier Lescure, infectiologue à l'hôpital Bichet-Claude-Bernard, a fait le point sur les outils disponibles. Aucun traitement antiviral efficace ni vaccin n'existe actuellement. Il estime nécessaire d'avoir une recherche rapide, coordonnée et efficace pour la création d'un vaccin. Selon lui, des mesures simples comme le port du masque et le lavage des mains suffisent à créer une barrière à la transmission.
Un virus plus simple à contrer
Olivier Schwartz, virologue et directeur de l'unité virus et immunité de l'Institut Pasteur, a comparé le hantavirus à d'autres virus étudiés en laboratoire. Il a expliqué que ce virus est plus simple et plus rustique, ce qui rendrait la stratégie antivirale plus facile à établir, d'autant que le récepteur a déjà été identifié. Les anticorps monoclonaux auraient un potentiel neutralisant, selon les données scientifiques actuelles. Bien que la recherche soit encore en phase préclinique, les réactifs sont disponibles et peuvent passer en phase clinique.
Par ailleurs, des projets de vaccins à base d'ARN sont en phase clinique et préclinique. Le médecin a assuré que ces technologies sont bien maîtrisées et permettent d'aller vite. L'Institut Pasteur serait déjà en réflexion pour travailler sur un vaccin.



