La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a tenu une conférence de presse ce mardi après-midi, entourée de cinq scientifiques, pour faire le point sur la crise sanitaire liée à l'hantavirus des Andes. Cette prise de parole inédite, dix jours après une alerte de l'Organisation mondiale de la santé, visait à rassurer la population tout en annonçant des mesures strictes.
22 cas contacts hospitalisés de force
Parmi les annonces choc, la ministre a confirmé que 22 cas contacts identifiés parmi les passagers du navire de croisière Hondius ont été placés en hospitalisation forcée. Cette décision, justifiée par la gravité de la situation, vise à éviter toute propagation du virus. « La liberté de quelques-uns ne peut primer sur la sécurité d'une population », a déclaré Stéphanie Rist, suscitant des débats sur l'équilibre entre droits individuels et santé publique.
État de santé de la patiente française
Le pronostic vital de la ressortissante française infectée est « clairement engagé », selon les médecins. Elle reste hospitalisée en réanimation dans un état grave. Les autorités sanitaires suivent de près son évolution, tandis que les scientifiques tentent de mieux comprendre ce virus rare.
Une conférence de presse sous tension
La conférence, qui s'est déroulée devant une salle comble, a été marquée par des questions insistantes des journalistes sur le sort des cinq croisiéristes français et des 22 cas contacts. L'épidémiologiste Antoine Flahault a souligné le caractère inédit de cette réunion, si peu de temps après l'alerte de l'OMS.
Pour l'instant, le virus ne circule pas sur le sol français, mais les autorités restent vigilantes. Des mesures de surveillance renforcées ont été mises en place dans les ports et les aéroports.



