La maternité de la clinique Sainte-Thérèse de Sète a cessé son activité le samedi 27 juin 2026, dans le cadre d'une fusion avec celle de l'hôpital Saint-Clair, effective au 1er juillet. Les huit salariées du service – sages-femmes et auxiliaires de puériculture – se retrouvent sans visibilité sur leur avenir professionnel, malgré des promesses de solutions depuis septembre 2025.
Une cessation d'activité sans perspectives
Dans un communiqué, les huit employées témoignent de leur situation : « Depuis le 5 septembre, il nous a été indiqué que des solutions seraient recherchées afin d’assurer la continuité de nos emplois. Au fil des différentes perspectives nous ont été présentées des propositions de reclassement ou des indemnités de départ volontaire. Pourtant, à ce jour, rien n’a été concrétisé. »
Elles ajoutent : « Nous ne savons toujours pas quelles seront nos conditions de travail à compter du 1er juillet, ni même si notre emploi sera préservé. Nous nous retrouvons confrontées à une cessation d’activité sans visibilité sur notre avenir professionnel. Cette situation engendre une profonde détresse sociale. »
La douleur de voir disparaître un service de proximité
Le personnel évoque également la dimension affective de cette fermeture : « À cette inquiétude s’ajoute la douleur de voir disparaître une maternité dans laquelle beaucoup d’entre nous exercent depuis de nombreuses années, auprès de générations de familles. Un service auquel nous avons consacré une partie importante de notre vie professionnelle, sans avoir choisi cette situation. L’incertitude prolongée, l’absence de réponses concrètes et l’imminence de la fermeture créent aujourd’hui une véritable détresse psychologique parmi les équipes. »
La dernière naissance, celle de la petite Suzanne, a été marquée par les larmes des parents et du personnel, symbolisant la fin de l'activité.
Un appel à des solutions concrètes
Les salariées précisent qu'elles ne cherchent pas à désigner des responsables, mais simplement à faire connaître leur réalité. « Nous espérons qu’une issue concrète concernant les propositions qui nous ont été faites pourra être apportée dans les plus brefs délais, afin que chacun puisse envisager son avenir avec la sérénité et le respect que mérite tout professionnel de santé. »
L'Agence régionale de santé (ARS) n'a pas validé le principe d'un transfert d'activité, selon une déclaration antérieure. Les huit salariées attendent désormais des réponses d'ici le 1er juillet.



