Rencontres d'Aix 2026 : IA, fiscalité, jeunesse au cœur des débats
Rencontres d'Aix 2026 : IA, fiscalité et jeunesse en débat

La 26ᵉ édition des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, qui se tiendra du 2 au 4 juillet 2026, s'annonce comme un rendez-vous incontournable pour les décideurs économiques européens. Organisé par Le Cercle des Economistes, ce forum réunit plus de 400 décideurs et experts, 88 tables rondes et débats, devant 9 000 auditeurs. Le thème de cette année, « Naviguer dans un monde sans repère », reflète les préoccupations face aux tensions géopolitiques, aux bouleversements économiques et au défi climatique.

Un programme dense pour reconstruire des horizons communs

L'économiste Jean-Hervé Lorenzi, président des Rencontres, explique : « Entre tensions géopolitiques, bouleversements économiques, défi climatique et fragmentation des sociétés, nos échanges permettront de reconstruire des horizons communs en faisant dialoguer le Nord et le Sud, en redonnant confiance dans l’idée de progrès et en donnant toute leur place aux jeunes générations, qui porteront demain les choix d’aujourd’hui. » Ce volontarisme se veut un antidote intellectuel à un an d'une élection présidentielle cruciale.

Présence des têtes d'affiche politiques

Plusieurs prétendants à la magistrature suprême ont annoncé leur venue, dont Édouard Philippe, Marine Tondelier, François Hollande et Gabriel Attal. Ils pourront mesurer les enjeux de la bataille électorale dans un contexte économique difficile : la croissance française cale avec +0,7 % attendu en fin d'année, tandis que le chômage repart à la hausse à 8,4 % anticipés fin 2026. Parallèlement, les politiques de Donald Trump créent un désordre mondial sans précédent.

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L'intelligence artificielle au cœur des préoccupations

L'IA promet de tout bouleverser. Selon l'OCDE, près de 28 % des emplois sont fortement exposés à son développement. Le Nouvel Obs animera un débat en ligne avec les économistes Stefanie Stantcheva, spécialiste de la fiscalité et de son effet sur l'innovation, et Philippe Aghion, prix Nobel et expert de la croissance et de l'IA. La question centrale : cette révolution technologique sera-t-elle destructrice ou créatrice d'emplois ?

Souveraineté européenne et inégalités générationnelles

D'autres fractures contemporaines seront radiographiées. La souveraineté européenne sera débattue : l'Europe peut-elle devenir pleinement souveraine sans assouplir sa doctrine sur les monopoles pour faire émerger des champions mondiaux ? La réponse dépend de la capacité à résoudre la crise budgétaire et à financer les transitions. Les inégalités entre générations seront également abordées : de l'insertion précaire de la Génération Z à la protection relative des seniors, le modèle social est sous tension.

Redéfinition du travail et engagement des entreprises

Le 4 juillet à 11h30, Le Nouvel Obs animera une controverse sur le sens du travail et l'engagement des entreprises, réunissant Sibylle Le Maire et Maxime Sbaihi du Club Landoy, collectif d'entreprises mobilisées sur la démographie, et Jean-Pierre Letartre, président de l'organisation patronale Entreprises et Cités.

Financement de la santé : un défi majeur

Un autre défi est le financement du système de santé. La France, qui était au sommet mondial pour la qualité des soins au début des années 2000, a vu sa position se dégrader, avec des difficultés à l'hôpital public, des déserts médicaux et un faible accès aux innovations médicales. Une table ronde animée par Le Nouvel Obs le 3 juillet à 10h30 réunira Laurence Tiennot-Herment, présidente de l'AFM-Téléthon, Delphine Aguiléra-Caron, présidente de Johnson & Johnson en France, Pascal Le Guyader, directeur adjoint du Leem, Olivier Brenza, directeur d'Aésio, et Christian Schmidt de La Brélie, directeur de Klésia.

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Clôture sur une note d'espoir

Les Rencontres se clôtureront sur une note d'espoir avec une session conclusive réunissant André Corrêa do Lago, président de la COP30, Gabrielle Halpern, philosophe, Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l'OIF, et l'opposant iranien Reza Pahlavi. Ils plancheront sur « la mise en œuvre d’une aspiration commune : celle d’un monde à la fois plus lucide et plus vivable où l’on peut se repérer grâce à de nouvelles boussoles, fondées sur la confiance et la pluralité. » Preuve que l'économie ne saurait se résumer à l'égoïsme de ses acteurs.