La phase de groupes du Mondial-2026 de football s'est achevée aux États-Unis après quinze jours de compétition, offrant un bilan contrasté. Le tournoi bascule vers les seizièmes de finale dès le 3 juillet à Miami, avec en toile de fond des exploits sportifs, des records et des controverses extra-sportives.
Les meilleurs buteurs : Messi et Mbappé en tête
Lionel Messi a marqué six buts lors de cette phase de groupes, portant son total en Coupes du monde à 19, un record absolu. Kylian Mbappé, avec quatre buts, en compte désormais 16 au total. Ousmane Dembélé, Erling Haaland et Vinicius Jr suivent avec quatre réalisations chacun.
Les héros inattendus : Vozinha, Room, Beiranvand
Trois gardiens de but se sont distingués : Vozinha (Cap-Vert), Eloy Room (Curaçao) et Alireza Beiranvand (Iran). Room a établi un nouveau record avec 15 arrêts lors d'un match contre l'Équateur. Vozinha, 40 ans, a fondu en larmes après avoir gardé sa cage inviolée face à l'Espagne, pensant à sa mère qui n'avait pu obtenir un visa à temps. Elle a finalement pu le rejoindre.
Le Cap-Vert, nouvelle star du Mondial
Le Cap-Vert, petit archipel de 500 000 habitants, s'est qualifié pour les seizièmes de finale après des matches nuls contre l'Espagne (0-0), l'Uruguay (2-2) et l'Arabie saoudite (0-0). « Pour nous, rien n'est impossible », a déclaré le sélectionneur Bubista. Prochain défi : l'Argentine de Messi le 3 juillet à Miami.
Ambiance incandescente dans les stades américains
Les supporters écossais, de retour après 28 ans d'absence, ont animé Boston avec leurs cornemuses. Les Norvégiens ont mimé des rameurs dans un drakkar, jusqu'à Times Square. Les supporters néerlandais ont impressionné au Texas, et la diaspora iranienne a vibré au SoFi de Los Angeles. Malgré des tarifs élevés, les stades étaient souvent pleins.
Chaos des visas et tensions géopolitiques
La politique migratoire de Donald Trump a eu un impact. L'arbitre somalien Omar Artan, meilleur arbitre africain 2025, a été refoulé à son arrivée aux États-Unis malgré un visa, les autorités le liant « à des personnes soupçonnées d'appartenir à des organisations terroristes ». Le photographe officiel de l'Irak s'est vu refuser l'entrée. Une quinzaine de membres de l'encadrement iranien n'ont pas obtenu de visa, forçant l'équipe à s'installer au Mexique. Trump, absent des stades, est annoncé pour la finale le 19 juillet à East Rutherford.
Polémiques arbitrales et commerciales
L'utilisation de la VAR a suscité des critiques. Les Algériens ont dénoncé une « injustice arbitrale » après que l'arbitre polonais Szymon Marciniak n'a sanctionné que d'une faute un tacle de Messi sur Aïssa Mandi, alors que l'Argentin aurait pu recevoir un carton rouge. Le gardien anglais Jordan Pickford a percuté le Ghanéen Prince Adu en dehors de sa surface, mais c'est l'attaquant qui a été sanctionné. Un but de l'Allemagne contre l'Équateur a été validé malgré un pied haut d'Aleksandar Pavlovic sur Pedro Vite.
Pauses fraîcheur controversées
Les pauses de trois minutes par mi-temps pour hydratation ont été critiquées. « Jouer quatre périodes au lieu de deux altère la conception même du football », a déploré le sélectionneur uruguayen Marcelo Bielsa, y voyant une aubaine tactique et une référence aux bénéfices publicitaires. Des spectateurs ont hué lors de matches dans des stades fermés et climatisés.



