Le corps sans vie d’une femme de 66 ans a été découvert lundi dans son domicile du 14e arrondissement de Paris, en plein épisode caniculaire. Selon une voisine interrogée par Le Parisien, la sexagénaire « aurait été aperçue pour la dernière fois le mercredi 24 juin », journée la plus chaude jamais enregistrée en France. Elle n’a plus donné signe de vie ensuite.
Une alerte de la gardienne
Inquiète de ne pas voir la locataire, la gardienne de l’immeuble a alerté les pompiers. Ces derniers se sont rendus sur place et ont retrouvé la femme décédée. La victime, de nationalité algérienne, habitait dans cet immeuble depuis une trentaine d’années. Elle vivait seule au septième et dernier étage, dans une petite chambre de bonne.
« Là-haut, c’était irrespirable, un vrai four. Et le propriétaire n’a installé ni volet ni store… », confie une autre voisine. Les conditions de logement étaient particulièrement précaires, sans aucun moyen de se protéger de la chaleur.
Une demande de logement social en attente
D’après nos confrères, la sexagénaire avait effectué une demande de logement social et figurait sur une liste d’attente. Sa voisine affirme que pendant la canicule, « il n’y a qu’elle qui est restée là-haut » car « elle n’avait nulle part où aller ». Les étudiants qui logeaient à son étage avaient, eux, tous quitté les lieux pour trouver des endroits plus frais.
Ce drame met en lumière la vulnérabilité des personnes âgées vivant seules dans des logements insalubres lors des épisodes de chaleur extrême.
Un bilan humain lourd
Selon Santé publique France, « au moins 300 décès » de plus que la normale ont été recensés en cinq jours dans l’Hexagone lors du premier épisode de canicule survenu en mai. Concernant la canicule de juin, une hausse de plus de 2 000 morts a été recensée lors de la semaine du 22 juin ; 85 % des décès observés concernent les personnes de 65 ans et plus.



