Clarisse, externe en médecine dans un hôpital parisien, perçoit 290 euros par mois auxquels s'ajoutent 45 euros par garde. Ses collègues l'ont surnommée « la vampire » en raison de son rythme de travail effréné. Ce témoignage met en lumière la précarité des étudiants en médecine en France.
Une rémunération jugée insuffisante
Clarisse explique que son salaire de base de 290 euros mensuels est loin de couvrir ses besoins. « Je dois compter chaque euro, et les 45 euros par garde sont une aide mais ne compensent pas la charge de travail », déclare-t-elle. Selon l'Intersyndicale nationale des internes, les externes gagnent en moyenne 300 euros par mois, un montant qui n'a pas augmenté depuis plusieurs années.
Des conditions de travail éprouvantes
Les gardes, qui peuvent durer jusqu'à 24 heures, sont fréquentes. Clarisse en effectue entre 8 et 12 par mois. « Mes collègues m'appellent la vampire parce que je suis toujours de nuit ou de garde », raconte-t-elle. Une étude de l'Ordre des médecins indique que 70 % des externes déclarent un épuisement professionnel.
Un appel à la revalorisation
Face à cette situation, des syndicats étudiants réclament une revalorisation de la rémunération des externes. « Nous demandons un minimum de 500 euros par mois, sans compter les gardes », précise le président de l'Association nationale des étudiants en médecine de France. Le ministère de la Santé a annoncé une concertation sur le sujet, mais aucune mesure concrète n'a encore été prise.



