Au 17 août 2026, Santé publique France a identifié 25 cas autochtones de chikungunya en métropole, répartis en trois épisodes dans le Tarn et en Gironde. L'agence sanitaire a également signalé quatre cas de dengue, correspondant à trois épisodes, dans le Tarn, l'Hérault et la Dordogne. Par ailleurs, 18 cas de fièvre West Nile, transmise par une autre espèce de moustique, ont été enregistrés depuis le début de l'été, y compris en région parisienne.
Des chiffres en baisse par rapport à 2025
Ces chiffres sont bien inférieurs aux plus de 800 cas autochtones recensés l'an dernier en métropole. Cependant, Santé publique France explique que ce niveau exceptionnel était en partie lié à l'importation de cas de La Réunion, elle-même frappée par une épidémie sans précédent depuis une vingtaine d'années.
La présence régulière de cas de chikungunya dans l'Hexagone, transmis sur place d'un humain à l'autre par le moustique tigre, suffit à témoigner de l'implantation persistante de cette maladie depuis plusieurs années sur le territoire.
Le moustique tigre étend son territoire
Cumulé à la mondialisation et à l'urbanisation, le réchauffement climatique a facilité l'implantation du moustique tigre dans des régions d'où il était absent voici quelques décennies. Autrefois circonscrit aux régions tropicales et subtropicales, il est désormais implanté dans 83 départements de France métropolitaine. Sa période d'activité s'étend de mai à novembre.
Santé publique France a par ailleurs signalé que 18 cas de fièvre West Nile, transmise par une espèce de moustique plus classiquement présente en métropole, avaient été enregistrés depuis le début de l'été, non seulement dans le Sud mais aussi en région parisienne.



