Trump confirme vouloir rencontrer Kim Jong-un avant la fin de l'année
Trump confirme vouloir rencontrer Kim Jong-un avant fin 2023

Donald Trump a annoncé mercredi à la Maison-Blanche qu'il souhaitait rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un avant la fin de l'année. Interrogé par quelques journalistes, le président américain a répondu : « Oui, je le rencontrerai. » Une quatrième entrevue entre les deux hommes pourrait se tenir en novembre, en marge du sommet de l'organisation de coopération économique Asie-Pacifique (Apec) en Chine.

Réduction de la durée des exercices militaires conjoints

Cette annonce intervient alors que Washington a demandé une réduction de la durée des exercices militaires conjoints Ulchi Freedom Shield (UFS) menés avec la Corée du Sud. Les manœuvres, qui ont commencé lundi, devaient initialement se poursuivre jusqu'au 27 août. L'armée sud-coréenne a indiqué qu'elles prendraient finalement fin dès vendredi. Le Pentagone assure que cette modification ne remet pas en cause les « objectifs » militaires américains.

Donald Trump avait estimé dimanche que la poursuite de ces exercices envoyait « un signal totalement inapproprié et hostile » à Pyongyang. Séoul n'avait toutefois pas été informé à l'avance de cette décision, selon le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Cho Hyun. L'état-major interarmées sud-coréen a confirmé avoir « ajusté la durée de l'exercice UFS » à la suite d'une « suggestion de la partie américaine ».

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Réaction distante de la Corée du Nord

La Corée du Nord a pour sa part accueilli avec distance les déclarations américaines. Kim Yo Jong, sœur de Kim Jong-un, a affirmé mercredi n'être « pas du tout au courant » d'une quelconque communication entre son frère et Donald Trump. Tout en jugeant les relations entre les deux dirigeants toujours « excellentes », elle a estimé que la décision américaine sur les manœuvres « ne mérite pas d'être commentée » et qu'elle était « dénuée d'intérêt ».

Donald Trump a aussi affirmé mercredi que la Corée du Nord possédait « 57 armes nucléaires », une estimation officielle précise alors que Washington ne reconnaît pas Pyongyang comme une puissance nucléaire. « Cela n'aurait jamais dû arriver. […] Si j'avais été président, je ne l'aurais pas permis », a-t-il ajouté.

Impact potentiel sur le dialogue et tensions persistantes

Selon Park Won-gon, professeur à l'université Ewha, « la suspension des exercices conjoints a toujours été une condition préalable pour que la Corée du Nord s'engage dans un dialogue avec les Etats-Unis ». La réduction actuelle « pourrait avoir un impact positif », estime-t-il. Les tensions militaires restent néanmoins présentes dans la péninsule. L'agence officielle nord-coréenne KCNA a de nouveau dénoncé mercredi les exercices américano-sud-coréens, qui représenteraient « la menace la plus immédiate et la plus franche » pour Pyongyang. La Corée du Nord avait procédé à des essais de missiles avant les manœuvres. Dans le même temps, la Chine a annoncé la venue à Séoul de son ministre des Affaires étrangères Wang Yi pour rencontrer le président Lee, alors que Pyongyang entretient parallèlement des liens renforcés avec Moscou.

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