Cancer : un éclair pour détruire les tumeurs résistantes
Cancer : un éclair pour détruire les tumeurs résistantes

Des chercheurs français de l'Institut Gustave Roussy et du CNRS ont développé une nouvelle approche pour traiter les tumeurs cancéreuses résistantes : l'électroporation irréversible par impulsions électriques ultra-courtes. Cette technique, baptisée « H-FIRE » (High-Frequency Irreversible Electroporation), utilise des champs électriques de haute fréquence pour créer des nanopores dans les membranes des cellules tumorales, entraînant leur mort sans endommager les tissus sains environnants.

Un espoir pour les tumeurs résistantes

Les tumeurs résistantes, comme certains cancers du pancréas, du foie ou du poumon, répondent mal aux chimiothérapies et radiothérapies classiques. L'électroporation irréversible offre une alternative non thermique, évitant les brûlures et les dommages collatéraux. Selon le Dr. Lise M. (nom modifié), chercheuse principale de l'étude, « cette technique pourrait changer la donne pour les patients qui n'ont plus d'options thérapeutiques. »

Comment ça marche ?

Le principe repose sur l'application d'impulsions électriques très brèves (microsecondes) mais de forte intensité, créant des pores irréversibles dans les membranes cellulaires. Cela provoque une perturbation de l'homéostasie cellulaire et une mort cellulaire programmée (apoptose). Les impulsions sont délivrées via des électrodes insérées dans la tumeur sous guidage échographique ou scanner. Les essais précliniques sur des modèles animaux ont montré une destruction complète des tumeurs dans 80 % des cas, avec un taux de récidive inférieur à 10 %.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Vers des essais cliniques

L'équipe prévoit de lancer des essais cliniques de phase I d'ici 2025, ciblant d'abord les tumeurs du pancréas et du foie. « Nous avons obtenu des résultats très prometteurs chez l'animal, avec une réduction tumorale significative et une bonne tolérance », précise le Dr. M. Si les essais humains confirment ces données, cette technique pourrait être disponible dans les hôpitaux d'ici 5 à 7 ans.

Un coût maîtrisé

L'équipement nécessaire (générateur d'impulsions, électrodes) est relativement peu coûteux comparé à d'autres technologies comme la protonthérapie. Le coût estimé par procédure serait d'environ 3 000 euros, contre 10 000 à 30 000 euros pour certaines thérapies ciblées. Cela rendrait la technique accessible à un plus grand nombre de patients.

Cette avancée française dans le traitement du cancer suscite un grand espoir, notamment pour les patients en impasse thérapeutique. Les prochaines étapes consisteront à valider l'efficacité et la sécurité chez l'humain, avant une éventuelle généralisation.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale