Les lycéens de Loubatières, à Agde, ont exprimé leur déception après la réunion qui s'est tenue vendredi 2 octobre avec le proviseur. Alors que l'établissement était ouvert, une partie des élèves est restée mobilisée devant le lycée pour faire entendre ses revendications. La rencontre, qui a duré plus d'une heure et demie, n'a pas abouti à des avancées concrètes, selon les participants.
Un établissement ouvert mais une mobilisation maintenue
Vendredi 2 octobre, le lycée Loubatières était ouvert, comme l'avait annoncé le proviseur dans un message envoyé la veille aux élèves et à leurs familles. Les entrées étaient étroitement surveillées, les professeurs étaient présents et le service de restauration était assuré. Certains élèves ont choisi de rentrer en cours, mais beaucoup sont restés mobilisés devant l'établissement, notamment durant la matinée. Le parvis était quasiment vide l'après-midi.
Aucune agitation ni violence n'a perturbé la mobilisation. Seule une tentative de brûler un drap de protestation accroché à la grille est à déplorer.
Une réunion jugée stérile par les élèves
À 11 heures, le proviseur a reçu une délégation de dix élèves manifestants, dont Alban, Léonard, Gabrielle, Anthony, Mélanie et Adèle. Les deux conseillers principaux d'éducation (CPE) étaient également présents. La réunion a duré plus d'une heure et demie, mais les élèves en sont ressortis avec un sentiment d'échec.
« On s'est sentis blessés, infantilisés », ont-ils déclaré à l'unanimité. Ils dénoncent notamment l'attitude du proviseur, qu'ils jugent « agressive et autoritaire ». Selon eux, les discours étaient « à rallonge » et ne leur permettaient pas de prendre la parole. « Notre parole a été dénigrée, on a senti qu'ils étaient pressés d'en finir », ont-ils ajouté.
Des revendications restées sans réponse
Plusieurs problématiques ont été abordées lors de la réunion. La cantine a notamment été évoquée : les élèves disposent de seulement 45 minutes pour faire la queue et manger, un temps jugé trop court au vu de l'affluence. « Ils nous ont remis un tableau qui se voulait être une proposition d'amélioration. Ils ont juste ajouté 5 minutes ! », ont-ils déploré.
D'autres sujets ont été soulevés, comme l'absence de professeurs. Le proviseur a indiqué qu'il ne pouvait rien faire, renvoyant la responsabilité à l'État. Pour le matériel, il a évoqué la compétence de la Région. « Et ainsi de suite. Rien n'a abouti », ont conclu les élèves.
La mobilisation des lycéens de Loubatières pourrait se poursuivre, même si aucune action n'a été annoncée pour les jours à venir. Les élèves attendent désormais des réponses concrètes de la part de la direction de l'établissement.