Le 20 juillet 2025, le procès d'une mère de 36 ans accusée d'avoir tué ses trois enfants s'est ouvert devant la Cour supérieure du comté de Plymouth, dans le Massachusetts. Les faits remontent au 24 janvier 2023 à Duxbury, une banlieue huppée de Boston. La femme, une ancienne infirmière en obstétrique, a plaidé non coupable, affirmant avoir agi sous l'emprise d'une psychose post-partum.
Les circonstances des meurtres
Selon l'accusation, le jour des faits, la mère aurait demandé à son mari d'aller chercher un repas à emporter et un médicament sur ordonnance. Une fois ce dernier sorti, elle aurait étranglé ses trois enfants âgés de 5 ans, 3 ans et 8 mois avec des élastiques de sport. Elle s'est ensuite jetée du deuxième étage, ce qui l'a rendue paralysée. Depuis, elle est détenue dans un hôpital.
La mère reconnaît avoir tué ses enfants, mais estime être légalement irresponsable en raison de son état mental. Les procureurs affirment au contraire qu'elle a intentionnellement planifié ces meurtres et qu'elle était parfaitement lucide au moment des faits.
Le pardon du père et les témoignages
Plus de 200 témoins pourraient être entendus au cours du procès, dont le mari de l'accusée, qui devrait témoigner pour la défense. Il a déclaré publiquement avoir pardonné à son épouse. Selon des informations rapportées par People, la mère a déclaré avoir entendu des voix qui l'ont incitée à tuer ses enfants, des faits que le père a confirmés.
Les jurés ont également obtenu l'autorisation de se rendre dans la maison où les meurtres ont été commis. Par ailleurs, le couple a intenté des actions en justice contre des professionnels de santé pour mauvais diagnostics, traitements et suivis liés à cette psychose post-partum.
Un procès sous haute tension
Ce procès, qui s'annonce long et complexe, soulève des questions cruciales sur la responsabilité pénale en cas de troubles mentaux sévères. La défense mettra en avant l'état de psychose post-partum de l'accusée, tandis que l'accusation tentera de prouver qu'elle avait pleinement conscience de ses actes. Le verdict est attendu dans les semaines à venir.



