Charles Biétry salue le vote suisse sur l'aide à mourir
Charles Biétry salue le vote suisse sur l'aide à mourir

L'ancien patron de Canal+ et fondateur de la chaîne Infosport, Charles Biétry, atteint de la maladie de Charcot (SLA), a exprimé sa satisfaction après le vote du Parlement suisse élargissant l'accès à l'aide à mourir. Dans un entretien accordé au Parisien, il déclare : « Je ne mourrai pas en Suisse, mais je salue cette avancée démocratique. »

Un vote historique à Berne

Le 17 décembre 2024, le Conseil national suisse a adopté par 125 voix contre 67 une modification de la loi sur l'assurance maladie, permettant aux personnes souffrant de maladies incurables et en phase terminale de bénéficier d'une prise en charge financière du suicide assisté. Cette décision fait suite à un long débat sociétal et éthique dans le pays, qui autorise déjà le suicide assisté depuis 1942, mais sans couverture par l'assurance maladie.

Charles Biétry, 78 ans, qui milite pour le droit de choisir sa fin de vie, se réjouit que la Suisse franchisse ce pas. « C'est un signal fort pour tous ceux qui luttent pour une mort digne », a-t-il ajouté.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un combat personnel et médiatique

Atteint de sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie neurodégénérative incurable, Biétry s'est exprimé à plusieurs reprises sur son souhait de pouvoir recourir à l'aide à mourir. Il avait notamment révélé son intention de se rendre en Suisse pour mettre fin à ses jours si la France ne légalisait pas cette pratique. « Je ne veux pas souffrir inutilement, ni être une charge pour mes proches », confie-t-il.

Le vote suisse intervient alors que le débat sur la fin de vie est ravivé en France, où la Convention citoyenne sur la fin de vie a rendu un avis favorable à l'aide active à mourir en avril 2023. Le président Emmanuel Macron s'est engagé à présenter un projet de loi au premier semestre 2025.

Réactions contrastées

Si les associations de défense du droit à mourir dans la dignité saluent cette avancée, les opposants, notamment religieux, dénoncent une « banalisation de la mort ». L'Église catholique suisse a qualifié le vote de « grave erreur éthique ». En France, la Conférence des évêques de France a réaffirmé son opposition à toute légalisation du suicide assisté ou de l'euthanasie.

Charles Biétry reste cependant optimiste : « La Suisse montre la voie. J'espère que la France suivra, pour que je puisse finir mes jours dans mon pays, entouré des miens. »

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale