La Fondation des Femmes a publié une étude choc sur le coût de la monoparentalité pour les femmes, intitulée « Il faudrait qu’une journée fasse quarante heures ». Ce rapport met en lumière les difficultés économiques et psychologiques auxquelles sont confrontées les mères seules en France.
Un constat alarmant
Selon l’étude, 85 % des familles monoparentales sont dirigées par des femmes. Ces dernières doivent souvent cumuler plusieurs emplois pour subvenir aux besoins de leurs enfants, tout en assurant seules les tâches domestiques et éducatives. Le rapport souligne que le taux de pauvreté des familles monoparentales atteint 35 %, contre 14 % pour l’ensemble de la population.
Une charge mentale écrasante
La Fondation des Femmes insiste sur la charge mentale disproportionnée qui pèse sur les mères isolées. « Il faudrait qu’une journée fasse quarante heures pour tout concilier », explique Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation. Cette pression constante a des conséquences sur la santé physique et mentale des femmes concernées.
Des solutions structurelles attendues
Le rapport formule plusieurs recommandations pour améliorer la situation :
- Revaloriser les pensions alimentaires et les prestations sociales.
- Développer des modes de garde accessibles et flexibles.
- Lutter contre les discriminations à l’emploi envers les mères seules.
- Mettre en place un congé parental mieux rémunéré pour les parents isolés.
La Fondation appelle également à une meilleure reconnaissance du travail domestique et parental, souvent invisible mais essentiel.
Un appel à la mobilisation
Anne-Cécile Mailfert conclut : « Nous devons sortir de la logique de l’assistanat et investir dans des politiques publiques qui permettent aux femmes de vivre dignement de leur travail, tout en élevant leurs enfants. » L’étude entend interpeller les pouvoirs publics avant les prochaines échéances électorales.



