Violeur de Meetic condamné à 20 ans : les victimes témoignent
Violeur de Meetic : 20 ans, les victimes parlent

Alexandre Karaa, ancien directeur des centres médicaux de la fondation Perce-Neige à Castelnau-le-Lez, a été condamné jeudi 15 octobre 2026 à vingt ans de réclusion criminelle par la cour criminelle de l’Hérault. Il était reconnu coupable des viols aggravés de six femmes rencontrées sur le site de rencontres Meetic. Les victimes, interrogées par Midi Libre, ont exprimé leur soulagement après le verdict.

Une peine maximale saluée par les plaignantes

« Justice est faite », ont déclaré plusieurs victimes à l’issue du procès. L’une d’elles a confié : « Je suis très contente que la peine maximale lui soit appliquée », au regard « des choses qu’on a subies ». La cour criminelle de l’Hérault a suivi les réquisitions, prononçant la peine maximale prévue pour ces faits.

Âgé de 40 ans, Alexandre Karaa dirigeait les centres médicaux de la fondation Perce-Neige à Castelnau-le-Lez avant son interpellation. Il a été reconnu coupable des viols aggravés de six jeunes femmes rencontrées via Meetic. Les faits se sont déroulés lors de premiers rendez-vous, où des relations sexuelles extrêmes et humiliantes étaient imposées sans le consentement des victimes, malgré leurs protestations.

Les victimes encouragent d’autres femmes à témoigner

Quatre victimes se sont confiées à Midi Libre à la sortie du procès. L’une d’elles a lancé un appel : « Il y a d’autres victimes de cet homme-là à Montpellier, je les encourage à parler ». Cette déclaration intervient alors que la partie civile a dénoncé des pratiques sadiques systématiques lors des rencontres.

Alexandre Karaa a clamé son innocence tout au long de l’instruction et pendant les quatre jours d’audience. Il pourrait faire appel de cette condamnation. La décision de la cour criminelle de l’Hérault marque une étape importante pour les plaignantes, qui espèrent que d’autres femmes oseront briser le silence.

Un procès marqué par des révélations chocs

Durant l’audience, des révélations ont émergé, notamment sur des tentatives d’intimidation. Trois jeunes femmes ont évoqué une offre de vingt mille euros pour ne pas venir à la barre. Ces éléments ont renforcé la gravité des faits reprochés à l’accusé.

La condamnation à vingt ans de réclusion criminelle, la peine maximale, envoie un signal fort aux victimes de violences sexuelles. Les plaignantes, bien que soulagées, restent conscientes que d’autres femmes pourraient avoir subi le même sort. Leur appel à témoigner vise à permettre une reconnaissance complète des faits et à prévenir de futurs drames.