Procès d'Aurélie S. à Avignon pour le meurtre de ses deux bébés congelés
Procès d'Aurélie S. pour le meurtre de ses bébés congelés

Procès d'Aurélie S. pour le meurtre de ses deux bébés congelés

Le procès d'Aurélie S., âgée de 44 ans, a débuté ce jeudi 19 mars 2026 devant la Cour d'assises du Vaucluse à Avignon. Elle est jugée pour le meurtre de ses deux nourrissons, dont les corps ont été découverts après avoir passé près de quatre ans dans un congélateur. L'accusée encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Une accusée qui nie les faits

Dès l'ouverture des débats, Aurélie S. a répondu aux questions de la présidente d'une voix calme, affirmant : « Non, je ne reconnais pas les faits ». Elle a toujours soutenu aux enquêteurs que le premier bébé, âgé de quelques jours, était mort des suites d'une chute dans un escalier. Cette version est contredite par les investigations et les déclarations d'une de ses filles.

Concernant le deuxième nourrisson, elle a déclaré ne pas avoir conscience de sa grossesse lorsqu'elle a accouché sur son canapé. Elle n'a pas coupé le cordon ombilical, ce qui a entraîné l'asphyxie du nouveau-né. Son avocate, Me Charlotte Brès, a insisté sur le fait que son client « réfute toute intention d'homicide » et n'a pas donné la mort volontairement.

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L'absence d'appel aux secours et la conservation des corps

Dans les deux cas, Aurélie S. n'a pas su expliquer pourquoi elle n'avait pas alerté les secours après la mort des nourrissons. Elle a simplement placé les corps dans son congélateur, où ils sont restés pendant environ quatre ans. L'affaire a été révélée lorsqu'un ami de sa fille cadette, à qui l'adolescente avait confié la présence d'un bébé dans le congélateur, a prévenu la police.

Un procès sous haute tension familiale

Sur les bancs des parties civiles, ses trois filles, âgées de 13 à 21 ans, étaient présentes, ainsi que les pères des deux victimes. L'un d'eux a découvert sa paternité au cours de l'enquête. Aurélie S. a décrit un quotidien « difficile » en détention provisoire, où elle a subi des menaces de codétenues. Elle ne reçoit des visites que de ses parents, et seule sa fille benjamine est venue la voir occasionnellement.

Un rappel d'affaires judiciaires similaires

Ce procès rappelle d'autres affaires de « bébés congelés » qui ont marqué la chronique judiciaire française. La plus célèbre reste celle de Véronique Courjault, une expatriée en Corée du Sud condamnée en 2009 à huit ans de prison pour avoir congelé deux de ses bébés et en avoir brûlé un troisième.

Les débats se poursuivent devant la Cour d'assises du Vaucluse, avec des témoignages attendus qui pourraient éclairer les circonstances tragiques de ces décès.

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