Colère en Occitanie après la mort de Lyhanna : des centaines manifestent
Occitanie : colère après la mort de Lyhanna, des centaines manifestent

Comme partout en France, la mobilisation a été forte en région devant les tribunaux judiciaires. À Montpellier, Nîmes, Alès ou Mende, les gens sont venus rendre hommage à Lyhanna mais aussi crier leur colère contre la justice. Près de 500 personnes à Montpellier, 400 à Nîmes, une centaine à Mende ou 150 à Alès : les rassemblements en hommage à Lyhanna devant les tribunaux ont mobilisé en région.

Des témoignages empreints de colère et de peur

“Je suis en colère et j’ai peur pour mes filles. J’angoisse et je ne suis pas la seule : à l’école toutes les mamans hésitent à mettre leurs enfants au centre aéré cet été”, témoigne à Montpellier Charlotte, 35 ans. “Tu te gares mal, t’es convoqué pour rien, et lui (Barella N.D.L.R.) il était en liberté, ce n’est pas un fou qui sort de n’importe où, on savait qu’il était dangereux !” La foule entonne des “ça suffit, ça suffit” à la demande d’une de ces femmes courageuses, micro en main, qui racontent les dysfonctionnements supposés de la justice auxquels elles sont confrontées.

Un appel à augmenter le budget de la justice

“Je viens témoigner ma compassion aux parents de Lyhanna, la justice a failli, il faut vraiment faire quelque chose, tant que l’on n’augmentera pas le budget de la justice, on n’y arrivera pas”, dit aussi Jackie, 76 ans. Toujours à Montpellier, Betty explique avoir une fille de l’âge de la petite victime et exprime sa rage : “Jamais elle doit être morte cette gamine ! Ce n’est plus l’heure de parler gentiment mais de dire stop à cette justice !” Partout, la mobilisation a été importante.

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Des rassemblements soutenus par les associations

“Il s’agit d’un soutien naturel”, indiquent Aurèle, Sandrine et Cécile, salariée et bénévoles du Planning familial à Alès. “Nous avons décidé d’organiser ce rassemblement dimanche. Et nous sommes surprises de voir autant de monde à Alès. C’est une cause qui mobilise.” À Mende, pancartes sur les grilles du tribunal et slogans écrits à la craie accompagnent les dizaines de personnes présentes. À Nîmes, rose blanche à la main, la foule entonne les paroles de Suzanne, “J’accuse”, réclamant une meilleure protection des enfants.

“Ça aurait pu être nos filles”

“Aujourd’hui, c’est un hommage à Lyhanna. Mais c’est aussi une façon de dire qu’on ne lâchera pas”, a insisté Sandrine Lafitte, présidente de Rêvesolutions. “Il faut que les plaintes d’enfants soient prises en priorité, ça aurait pu être nos filles, ça fait peur”, a surenchéri Christelle. Ce combat a été résumé par une jeune fille : “J’aimerais qu’on arrête de tuer les enfants.” Puis chacun a déposé une rose blanche, pour s’assurer que le souvenir de Lyhanna demeure.

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