Le tribunal correctionnel de Nîmes a condamné ce lundi 27 juillet une mère de 34 ans, ainsi que sa sœur, à une amende de 1 000 € chacune avec sursis pour avoir soustrait la fillette de 8 ans à l'association Pluriels, à Bagnols-sur-Cèze. Les faits se sont déroulés le 22 juillet dernier.
Les faits : une soustraction d'enfant lors d'une visite réglementée
Amélie (le prénom a été changé), 8 ans, bénéficiait d'un droit de visite réglementé auprès de sa mère, prise en charge par les éducateurs de l'association Pluriels depuis la perte de garde. Le 22 juillet, à 16 h 30, l'association reçoit un SMS confus de la mère, indiquant : "L'association n'aide pas l'enfant". La mère coupe ensuite son téléphone. La petite Amélie, qui devait être ramenée à 18 heures, passe la soirée avec sa mère, sa tante et son grand-père dans le campement de ce dernier, près de Bagnols. Les gendarmes, alertés, retrouvent l'enfant saine et sauve et la ramènent à l'association.
Un contexte de fragilité psychologique et d'addictions
Diagnostiquée schizophrène depuis trois ans, la mère est également dépendante à l'alcool et à la cocaïne, et suit un traitement à Bagnols-sur-Cèze. Interrogée en comparution immédiate, elle reconnaît avoir connu une "période de rechute" deux jours avant les faits : elle a cessé son traitement antipsychotique et consommé de la cocaïne. Elle affirme avoir reçu des messages de menace de son cousin, ce qui l'a poussée à vouloir protéger sa fille, bien qu'aucune plainte n'ait été déposée. "J'aurais dû la ramener, mais je n'ai pas eu confiance", a-t-elle déclaré en sanglotant à la barre.
L'audience et la condamnation
Son avocat a décrit deux femmes perdues, "qui ont eu peur". La sœur a reconnu sa complicité, et la mère a admis les faits. Le procureur a estimé que cette affaire "n'aurait pas dû aller jusqu'ici", devant le tribunal correctionnel. Les deux prévenues ont été condamnées à 1 000 € d'amende chacune avec sursis. L'enfant a été confiée à l'association Pluriels, qui assure sa prise en charge.



