Le préfet de Seine-Saint-Denis a annoncé ce lundi la fermeture administrative pour une durée de six mois de la mosquée d'Aulnay-sous-Bois. Cette décision fait suite à des signalements de propos tenus lors de prêches, jugés comme une incitation à la violence et une apologie du terrorisme. Selon les autorités, les enregistrements effectués montrent des passages où l'imam appelle à la haine et justifie des actes terroristes.
Une procédure accélérée
La fermeture a été prononcée sur la base de l'article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure, qui permet au préfet de fermer les lieux de culte en cas de provocation à la violence ou d'apologie d'actes terroristes. Les services de renseignement avaient surveillé la mosquée depuis plusieurs mois. Selon une source préfectorale, "les prêches contenaient des appels explicites à la lutte armée et glorifiaient les auteurs d'attentats".
Cette mesure intervient dans un contexte de vigilance accrue après les attentats de 2015. Depuis 2015, la France a fermé plus de 20 lieux de culte pour des motifs similaires, selon un décompte du ministère de l'Intérieur. La mosquée d'Aulnay-sous-Bois était connue pour ses liens présumés avec des courants salafistes radicaux.
Réactions et suites
Le maire d'Aulnay-sous-Bois, Bruno Beschizza, a salué la décision, soulignant que "la République ne peut tolérer que des discours de haine soient tenus dans ses murs". De son côté, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a rappelé l'importance de lutter contre toute forme d'extrémisme, tout en appelant à ne pas stigmatiser l'ensemble de la communauté musulmane.
L'imam de la mosquée, dont l'identité n'a pas été révélée, conteste les accusations. Son avocat a annoncé son intention de déposer un recours en référé devant le tribunal administratif. La fermeture prend effet immédiatement et durera jusqu'au 27 janvier 2026.



