Mort d'un détenu à Nîmes : deux codétenus déférés pour meurtre et extorsion
Mort d'un détenu à Nîmes : deux codétenus déférés

Mort d'un détenu à Nîmes : deux codétenus déférés pour meurtre et extorsion

Un drame s'est produit à la maison d'arrêt de Nîmes, où un jeune homme de 22 ans a été retrouvé mort dans sa cellule dans la nuit de vendredi à samedi dernier. Les deux codétenus du défunt ont été présentés ce mardi 31 mars devant un magistrat instructeur du tribunal judiciaire de Nîmes, en vue d'une mise en examen pour meurtre et extorsion.

Un jeune homme libérable au début de l'été

Le jeune homme, qui purgeait une courte peine de prison et devait être libérable au début de l'été, a été découvert inanimé par les surveillants pénitentiaires lors de l'appel de 7 heures samedi matin. Malgré une tentative de réanimation, la victime n'a malheureusement pas survécu. Les soupçons se sont rapidement portés sur ses deux codétenus, car le défunt présentait des ecchymoses évocatrices de violences sur le visage et le corps.

Interrogatoires et mise en examen

Les deux suspects, âgés d'une vingtaine d'années, ont été interrogés dans l'après-midi de mardi lors de leur première comparution. Le parquet de Nîmes a ouvert une information judiciaire pour meurtre et extorsion, retenant l'intention homicide. Ils sont accusés d'avoir frappé leur compagnon de cellule jusqu'à son dernier souffle.

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Outre leur audition par le juge d'instruction, qui a ordonné des mises en examen, les deux hommes ont également comparu devant le juge des libertés et de la détention (JLD) pour statuer sur une éventuelle mesure de détention provisoire.

Débat à huis clos

L'audience devant le JLD a débuté en public, mais le procureur Philip Ughetto a rapidement demandé le huis clos. La magistrate a immédiatement ordonné la fermeture des portes, poursuivant le dossier en audience close. Habituellement, le débat sur le caractère public de l'audience se tient porte ouverte avec les observations de l'avocat et du parquet, avant que le juge ne délibère et rende sa décision.

Selon nos informations, l'un des suspects aurait été placé en détention provisoire. Interrogée sur la situation de son client, Me Elodie Ginot, l'une des avocates de la défense, n'a pas souhaité s'exprimer à ce stade de l'affaire. Il est important de rappeler que toute personne est présumée innocente tant que justice n'a pas été définitivement rendue.

Cette tragédie soulève des questions sur les conditions de détention et la sécurité dans les établissements pénitentiaires, alors que la victime était sur le point de recouvrer sa liberté.

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