Manifestation à Paris pour exiger justice après la mort d'El Hacen Diarra en garde à vue
Manifestation pour justice après la mort d'El Hacen Diarra

Une marche pour la justice après un décès en garde à vue

Entre 200 et 300 personnes, selon l'Agence France-Presse (AFP), ont défilé à Paris le samedi 21 février 2026 pour réclamer justice et vérité après la mort d'El Hacen Diarra. Ce Mauritanien de 35 ans est décédé dans la nuit du 15 au 16 janvier lors d'une garde à vue au commissariat du 20e arrondissement de la capitale, suscitant l'indignation de sa famille et de divers collectifs.

Les revendications des manifestants

Le cortège, parti du boulevard Barbès dans le 18e arrondissement, était mené par une banderole proclamant "Justice et vérité pour El Hacen Diarra, assassiné par la police". Moussa Diarra, un cousin de la victime, a expliqué à l'AFP : "Nous avons voulu faire cette manifestation pour avoir des explications face aux policiers qui l'ont tué froidement, pour avoir la justice." La marche était également parsemée de drapeaux du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), reflétant une mobilisation politique plus large.

Les circonstances controversées du décès

El Hacen Diarra a été interpellé au pied de son foyer de travailleurs avant son décès en garde à vue. Sa famille dénonce des violences policières, s'appuyant sur une vidéo tournée par un voisin montrant deux policiers, dont l'un donne des coups de poing à l'homme au sol. Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour "violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l'autorité publique" cinq jours après les faits.

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L'absence d'images des caméras-piétons

Un point crucial de l'affaire concerne les caméras-piétons des policiers intervenus, qui n'étaient pas fonctionnelles selon l'autorité judiciaire, en raison d'une décharge de batterie. L'avocat de la famille, Yassine Bouzrou, a déposé une plainte pour "destruction de preuves", estimant cette explication "techniquement impossible et suspecte". Il a ajouté : "Il est permis de penser que les images des caméras-piétons ont pu être détruites ou dissimulées aux enquêteurs afin d'éviter qu'elles constituent des éléments démontrant les violences commises."

Une mobilisation croissante

Cette manifestation fait suite à un rassemblement plus important le 25 janvier, où plusieurs milliers de personnes avaient déjà défilé à Paris pour soutenir la famille. Les événements mettent en lumière les préoccupations persistantes concernant les pratiques policières et la transparence judiciaire dans de tels cas.

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