Le procès d'un jeune homme de 19 ans s'ouvre ce mardi 2 juin 2026 devant la cour d'assises pour mineurs de la Moselle, à Metz. Jugé à huis clos pour une série de viols et d'agressions sexuelles commis sur une période de dix ans, l'accusé fait face à sept jeunes victimes de son entourage. Le dossier se distingue par la précocité hors norme des premiers faits, survenus alors qu'il n'avait que six ans.
Des faits d'une précocité historique
La cour d'assises pour mineurs de la Moselle juge à huis clos un dossier de viols en série d'une précocité historique. Le jeune homme, aujourd'hui âgé de 19 ans, est accusé de viols et d'agressions sexuelles commis en Lorraine entre janvier 2013 et octobre 2023. Les faits les plus anciens remontent à l'époque où l'accusé n'avait que six ans, un aspect hors norme qui marque ce procès.
Sept victimes parmi ses proches
Le dossier recense sept victimes présumées, toutes issues de l'entourage de l'accusé. Les premières agressions ciblent deux de ses cousines, harcelées et violées pendant plusieurs années avec un recours récurrent à la violence physique et aux menaces à l'arme blanche. Plus tard, au lycée, le jeune homme a étendu son emprise à des camarades de classe, profitant du sommeil de l'une ou agressant une autre à la sortie du bus. Trois de ses anciennes petites amies se sont également constituées parties civiles. Elles décrivent des rapports sexuels brutaux imposés sous la contrainte, sous la menace constante d'un couteau ou d'un rasoir, et un chantage psychologique à la diffusion de photos dénudées. L'omerta a finalement été brisée en octobre 2023 lorsqu'une de ses cousines a révélé les sévices pour la première fois lors d'une évaluation psychiatrique.
Une personnalité pathologique et un déni absolu
Les investigations policières dessinent les contours d'une enfance marquée par une dynamique familiale lourdement perturbée, où le suspect aurait été témoin, très jeune, des relations sexuelles de son père avec des mineures de 14 ans. Dès l'école maternelle, des troubles majeurs du comportement avaient alerté les équipes pédagogiques, le garçon se montrant violent envers ses camarades et ses enseignantes. Armé d'un couteau dès le primaire, il a successivement été exclu de deux écoles et de trois collèges, sur fond d'addiction massive à la pornographie. Les experts psychiatriques mandatés par la justice pointent aujourd'hui une colère destructrice profondément ancrée, une absence d'aptitude empathique conjuguée à un déni des droits fondamentaux d'autrui. Les médecins y voient les prémices d'un trouble psychopathique nécessitant une vigilance extrême. Face à la cour et aux témoignages accablants de ses victimes, le jeune homme maintient un déni total et affirme ne ressentir aucune honte ni culpabilité. Le verdict est attendu vendredi.



