Affaire Epstein : Jack Lang clame son innocence et nie tout lien avec le pédocriminel
Jack Lang nie tout lien avec Epstein et affirme ne rien regretter

Affaire Epstein : Jack Lang maintient ses dénégations et justifie sa démission

Dans un entretien exclusif accordé à La Tribune du Dimanche, l'ancien ministre de la Culture Jack Lang, âgé de 86 ans, a longuement répondu aux accusations concernant ses liens avec le pédocriminel américain Jeffrey Epstein. Alors que l'Institut du monde arabe (IMA) doit nommer son successeur ce lundi 16 février, Lang a choisi de rompre le silence face à ce qu'il qualifie de "tsunami de mensonges".

"Je ne regrette rien" : une défense sans faille

Jack Lang, qui a récemment démissionné de la présidence de l'IMA suite aux révélations sur ses relations avec Epstein, a déclaré avec fermeté : "Je n'ai pas de leçons à recevoir. Je ne regrette rien, je persiste et signe." Il a toutefois exprimé sa compassion pour les victimes, affirmant : "Mais je souffre pour toutes les victimes de Jeffrey Epstein."

L'ancien ministre justifie sa démission par la volonté de protéger l'institution qu'il dirigeait : "J'ai pris conscience que les polémiques risquaient d'atteindre l'Institut du monde arabe. Un tsunami de mensonges, de ragots et de colportages s'est déversé à travers les médias, une sorte de tempête de boue. Et je ne voulais pas que l'Institut que j'aime soit victime de cette situation."

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Des relations strictement professionnelles, selon Lang

Interrogé sur sa proximité avec Jeffrey Epstein, Jack Lang a catégoriquement nié toute intimité : "Jeffrey Epstein n'appartenait pas à notre intimité. Je n'ai jamais eu de conversation avec lui sur la vie, la mort, l'amour." Il précise que leurs échanges se limitaient aux sujets culturels : "Mes seules discussions avec lui portaient sur les expositions, les films qu'il voulait voir. Et basta."

Concernant sa visite au domicile parisien d'Epstein, Lang admet y être allé "une fois", mais affirme n'avoir aucun souvenir des nombreuses photos de jeunes filles nues qui décoraient l'appartement de 800 m². "Je n'en ai vu aucune, j'ai le souvenir d'un déjeuner frugal et d'un lieu froid", insiste-t-il.

Un déni total de liens financiers

Sur le plan financier, l'ancien ministre est tout aussi catégorique : "Je n'ai jamais reçu un centime de Jeffrey Epstein, jamais." Il dément également tout intérêt personnel dans le fonds créé par le milliardaire pour acheter des œuvres d'art, géré par sa fille, ainsi que dans un projet de vente d'un ryad à Marrakech.

Face aux accusations sur son rapport à l'argent, Jack Lang se défend vigoureusement : "Jamais dans ma vie l'argent n'a été un moteur. J'ai la passion de l'art et de la culture. Je n'ai pas le goût de l'argent. Je suis un homme du service public, j'ai un respect infini pour les deniers publics." Il ajoute, pour marquer sa distance avec certains milieux : "Je n'appartiens pas à ce monde des mondanités."

Un contexte institutionnel tendu

Cette interview intervient dans un climat particulièrement tendu, alors que l'IMA s'apprête à tourner la page sur la présidence Lang. Les révélations sur les liens entre l'ancien ministre et Epstein ont provoqué une onde de choc dans les milieux culturels et politiques français, suscitant de vives critiques et plusieurs enquêtes.

Jack Lang, figure emblématique de la vie culturelle française, semble déterminé à défendre sa réputation, même s'il reconnaît que les polémiques ont eu un impact sur l'institution qu'il chérissait. Son départ de l'IMA marque ainsi la fin d'une ère, dans un contexte où l'affaire Epstein continue de faire des vagues bien au-delà des frontières américaines.

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