Hommage à Lyhanna à Fréjus : colère contre le système judiciaire
Hommage à Lyhanna à Fréjus : colère contre la justice

Plus de 200 personnes rassemblées à Fréjus pour Lyhanna

Ce lundi soir, à 19 heures, plus de deux cents personnes se sont réunies spontanément à Fréjus pour répondre à l'appel national de manifestation en hommage à Lyhanna, une jeune victime. Le rassemblement, qui a eu lieu devant le tribunal de commerce, a surpris par son ampleur, même les participants. Malgré l'absence de juridiction pénale dans la ville, les manifestants ont défilé dans les rues du centre-ville en scandant des slogans tels que « justice coupable », « protégez nos enfants », « plus jamais ça » ou encore « la guillotine pour les pédos ».

Un cortège mené par des militantes

Le cortège était emmené par une poignée de militantes de Wanted Pedo, un mouvement de lutte contre la pédocriminalité qui assiste les familles dans leur combat judiciaire, selon Aurélia, une activiste de 32 ans. Les manifestants ont effectué une boucle dans le centre-ville avant de s'arrêter devant le palais de justice de la Cité romaine. Julie, une participante, a déclaré : « Si nous nous mobilisons aujourd'hui, c'est pour dire qu'on n'accepte plus ce qu'il se passe. »

Des témoignages de révolte

Michel, un Fréjusien de 70 ans, a exprimé sa révolte : « Aujourd'hui ce n'est même plus de la colère, c'est de la révolte. Quand on voit les faibles peines qu'encourent prévenus et accusés et les lourdeurs administratives qui ont conduit à l'absence de traitement de ce dossier, il faut un sursaut. J'ai rarement manifesté dans ma vie mais là, l'heure est grave. » Malgré ses difficultés à se déplacer, il a tenu à se mobiliser.

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Katarina, venue de Saint-Raphaël, a avoué ne pas se retrouver dans les slogans les plus vindicatifs à l'égard de la justice, mais elle a jugé nécessaire de se mobiliser « par solidarité pour les femmes qui sont toujours soumises aux hommes dans notre société patriarcale ». Léa, une autre Raphaëloise de 31 ans et mère d'une petite fille de 4 ans, a ajouté : « Cette mobilisation doit faire prendre conscience de l'ampleur du problème que représente la pédocriminalité en France. Les parents doivent éduquer leurs enfants à la propriété du corps et à la notion de consentement. »

Un débat trans-partisan

La manifestation a pris une tournure de débat sur la peine de mort et le rôle de l'Éducation nationale, transformant la place Clemenceau en une agora moderne avant que la foule ne se disperse. Cet événement montre le caractère trans-partisan de l'émotion suscitée par ce crime.

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