Lundi 27 juillet, un jeune majeur de 18 ans comparaissait au tribunal correctionnel d'Alès pour avoir dissimulé 12 grammes de cocaïne lors d'une interpellation au quartier Prés Saint-Jean, sur un point de deal. Ces faits interviennent quelques mois après une première condamnation par le tribunal des enfants pour des infractions similaires. C'était sa première comparution en tant que majeur.
Un jeune guetteur devant le tribunal
Trois jours après son interpellation, le jeune homme, grand et fin aux cheveux colorés en rose et blanc, s'est présenté à la barre. Il n'a pas nié les faits et a expliqué avoir agi comme guetteur pour gagner de l'argent en raison d'une situation familiale compliquée. « Je voulais me payer l'hôtel », a-t-il déclaré, les yeux baissés et les mains dans le dos. Durant ses trois nuits en détention provisoire, il dit avoir pris conscience de la gravité de ses actes : « En cellule, j’ai beaucoup réfléchi, la prison, ce n’est pas pour moi. »
12 grammes de cocaïne et une prise de conscience
Le magistrat Kellian Blanchet a rappelé au prévenu sa condamnation antérieure par le tribunal des enfants, quelques mois avant ses 18 ans, pour des faits de trafic de stupéfiants. « C’est à ce moment-là où il fallait réfléchir. Par deux fois, vous avez pris le mauvais chemin ! », a-t-il lancé. La substitut du procureur, Cindy Fernandez, a pris en considération la situation de ce « jeune majeur en perdition » et a souligné son projet professionnel : s'engager dans un CAP Hôtellerie en Normandie, où il logerait chez sa tante. Elle a requis huit mois de prison avec un sursis de deux ans, assortis d'une obligation de soins et de travail.
Les réquisitions et la décision du tribunal
Me Gilbert Bekale Nguema, avocat du jeune homme, a estimé les réquisitions « proportionnées ». Le tribunal a suivi cette demande en condamnant le prévenu à huit mois d'emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans, incluant une obligation de soins et de travail. De plus, le tribunal a prononcé une interdiction de se rendre à Alès pendant deux ans. Cette décision vise à éloigner le jeune homme des réseaux de trafic locaux et à lui donner une chance de se réinsérer loin de son environnement délétère.



