Prolongation des gardes à vue pour l'équipage du pétrolier russe immobilisé
Ce jeudi 2 octobre 2025, le parquet de Brest a annoncé la prolongation des gardes à vue de deux membres d'équipage du pétrolier Boracay, un navire de la flotte fantôme russe arraisonné au large de Saint-Nazaire. Les investigations se poursuivent dans le cadre d'une enquête pour défaut de justification de la nationalité du navire et refus d'obtempérer.
Les faits reprochés
Le navire, long de 244 mètres, battant pavillon du Bénin, est sous sanctions européennes pour avoir permis à la Russie de contourner les restrictions occidentales sur ses ventes de pétrole. Selon le procureur Stéphane Kellenberger, les gardes à vue du commandant et de son second, débutées mardi, ont été prolongées mercredi. L'enquête ne porte pas directement sur les soupçons de lien avec des survols de drones ayant perturbé le trafic aérien danois, mais le navire a navigué au large du Danemark entre le 22 et le 25 septembre, période des incidents.
Sanctions et implications
Outre l'Union européenne, le Boracay est également sous sanctions du Canada, de la Suisse, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni. Les militaires français restent à bord du navire. L'enquête, ouverte pour des délits maritimes signalés par le préfet maritime de l'Atlantique, pourrait évoluer en fonction des découvertes.
Contexte géopolitique
Cette affaire s'inscrit dans le cadre des efforts occidentaux pour contrer les tentatives russes de contourner les sanctions liées à la guerre en Ukraine. La flotte fantôme russe, composée de navires souvent vieux et mal assurés, permet à Moscou de continuer à exporter du pétrole malgré les restrictions.



