L'écrivain Didier Decoin, lauréat du prix Goncourt en 1977 pour son roman John l'Enfer, est décédé à l'âge de 81 ans, a annoncé sa famille à l'AFP. Figure majeure de la littérature française, il était également connu pour son engagement en faveur de la protection de l'environnement marin.
Un romancier couronné à 32 ans
Né le 13 mars 1945 à Boulogne-Billancourt, Didier Decoin avait obtenu le prix Goncourt à seulement 32 ans pour John l'Enfer, un roman qui plonge le lecteur dans l'univers des pompiers de New York. Cette récompense l'avait propulsé sur le devant de la scène littéraire, lui ouvrant les portes d'une carrière prolifique.
Au total, il a publié plus d'une trentaine d'ouvrages, mêlant romans, essais et scénarios. Parmi ses œuvres notables figurent La Femme de chambre du Titanic (1991), adapté au cinéma, et Abraham de Brooklyn (2007), qui a reçu le prix Maurice Genevoix.
Un homme de lettres et de mer
Passionné par la mer, Didier Decoin a été membre de l'Académie de marine et a siégé au Conseil supérieur de la marine marchande. Il a également été président du jury du prix littéraire de la mer, créé par l'association des écrivains de marine. Dans ses écrits, il n'a cessé de célébrer l'océan et de sensibiliser à sa préservation, comme en témoigne son essai La Mer, notre avenir.
En 2018, il avait été élu à l'Académie Goncourt, succédant à l'écrivain Bernard Pivot. Il y a occupé le fauteuil n°2 jusqu'à sa mort, participant activement aux délibérations du plus prestigieux prix littéraire français.
Un héritage littéraire et écologique
Didier Decoin laisse derrière lui une œuvre riche et variée, mais aussi un engagement sans faille pour la cause environnementale. Son combat pour les océans a inspiré de nombreux lecteurs et a contribué à la prise de conscience écologique dans le monde littéraire.
La disparition de cet écrivain de talent est une perte immense pour la littérature française. Ses romans continueront de témoigner de son talent de conteur et de sa sensibilité unique.



