Feria de Nîmes : 3 ans de prison pour violences sur sa compagne atteinte d'os de verre
Feria de Nîmes : 3 ans ferme pour violences sur compagne

Un homme condamné pour violences aggravées

Le tribunal correctionnel de Nîmes a rendu son verdict ce jeudi 26 juin. Un homme âgé de 39 ans a été condamné à trois ans de prison ferme pour des violences commises sur sa compagne, une femme souffrant de la maladie des os de verre, une pathologie caractérisée par une fragilité osseuse extrême. Les faits se sont déroulés dans la nuit du 19 mai 2024, après une soirée à la feria de Nîmes.

Des violences d'une rare brutalité

Selon le président du tribunal, Jérôme Reynes, la victime a rapporté avoir entendu des craquements dans tout son corps lors de l'agression. Le prévenu a reconnu les faits, expliquant que la femme, qu'il considère comme sa maîtresse, était venue passer le week-end chez lui avec ses enfants pour participer à la feria. Tous deux étaient fortement alcoolisés et la soirée a été émaillée de nombreuses disputes.

Au petit matin, lorsque la victime est revenue dans l'appartement pour récupérer ses affaires, le prévenu a brutalement ouvert la porte, la bloquant entre la porte et le mur. Des coups de poing et de pied ont suivi. La présence des enfants au moment des faits fait débat : le prévenu affirme qu'ils étaient chez un voisin, tandis que la victime soutient qu'ils ont assisté à la scène.

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Des séquelles graves

La victime a initialement reçu 45 jours d'incapacité totale de travail (ITT), ramenés à 10 jours après expertise médicale. L'avocate de la partie civile, Me Coralie Gay, a souligné la gravité des blessures : "Elle avait des ecchymoses sur tout le corps. En 15 ans de carrière, je n'ai jamais vu des violences causer un pneumothorax."

Le président du tribunal a rappelé que le prévenu était déjà au courant de la maladie de sa compagne, ayant été condamné pour des faits similaires par le passé. L'accusé a déclaré : "J'étais dans une colère de fou, je ne me souviens pas de tout. Mais je sais que j'ai fait des choses que je regrette."

La défense plaide l'absence d'intention

Me Charlène Moussavou, avocate de la défense, a reconnu les blessures mais a contesté l'intention de son client de blesser la jeune mère. Elle a précisé que son client n'avait pas nié sa responsabilité et avait tout reconnu, mais qu'il ignorait que la victime se trouvait derrière la porte lorsqu'il l'a ouverte violemment.

Une peine conforme aux réquisitions

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur Frédéric Kocher et a condamné le prévenu à trois ans de prison ferme, avec maintien en détention. Cette décision illustre la sévérité de la justice face aux violences conjugales, en particulier lorsque la victime est vulnérable en raison d'une maladie grave.

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