Un homme de 27 ans, originaire de Nîmes, a été condamné à une peine de huit mois de prison ferme, auxquels s'ajoutent quatre mois de révocation de sursis, soit un total d'un an d'emprisonnement aménageable sous bracelet électronique. Il avait été interpellé le 12 mai dernier à la gare de péage de Saint-Jean-de-Védas, aux portes de Montpellier, alors qu'il transportait quatre kilos de cannabis et deux cents grammes d'ecstasy, d'une valeur marchande estimée à 9 000 euros.
Un récidiviste sous pression
Le prévenu, déjà condamné par les tribunaux de Narbonne et de Marseille pour des faits similaires en 2023, était sous le coup d'une peine avec sursis. Devant le tribunal correctionnel de Montpellier, le mercredi 8 octobre, il a expliqué avoir accepté cette mission pour rembourser une dette. Il affirme avoir été victime d'une tentative d'assassinat par arme à feu en 2022, ce qui lui a fait perdre son emploi à la Ville de Nîmes. Endetté, il se serait retrouvé contraint par des trafiquants qui lui auraient mis "le couteau sous la gorge".
La défense plaide la contrainte
Son avocat, Me Baptiste Scherrer, a souligné les efforts d'insertion de son client, qui "travaille et paie ses impôts". Il a décrit une situation où "les trafiquants reviennent vers lui comme un boomerang", l'incitant à retomber dans le trafic. "Il a dit oui à l'appel des sirènes. Il s'est fait avoir et s'est mis dans une situation inextricable", a plaidé l'avocat.
La procureure refuse la version du repenti
La procureure, Laure Bouvier, a rejeté cette version. "Qui confie près de 10 000 euros de marchandise à quelqu'un en qui il n'a aucune confiance ? Ça n'a aucun sens ! On lui confie cette marchandise car on le connaît dans un cadre de trafic de stupéfiants", a-t-elle affirmé. Elle a requis six mois de prison ferme avec incarcération immédiate, la révocation partielle du sursis antérieur, et une amende de 9 000 euros correspondant à la valeur des stupéfiants saisis.
La décision du tribunal
Le tribunal, présidé par Alexandre Baillon, a finalement prononcé une peine de huit mois de prison, assortie de la révocation partielle d'un sursis à hauteur de quatre mois, et une amende douanière de 9 000 euros. En raison des garanties de réinsertion présentées par le prévenu, la peine sera aménagée sous bracelet électronique, évitant ainsi l'incarcération immédiate.



