Crèches privées : non-lieu pour Aurore Bergé, soupçonnée de mensonge sur ses liens avec une lobbyiste
Crèches privées : non-lieu pour Aurore Bergé

L'ex-ministre chargée des Relations avec le Parlement, Aurore Bergé, bénéficie d'un non-lieu dans l'enquête qui la visait pour des soupçons de mensonge sur ses liens avec une lobbyiste des crèches privées. La décision a été rendue publique le 2 juillet 2026, mettant fin à plusieurs mois de procédure judiciaire.

Les faits reprochés

Aurore Bergé était accusée d'avoir dissimulé ses relations avec une lobbyiste travaillant pour le secteur des crèches privées, alors qu'elle était députée et présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale. Selon les plaignants, elle aurait menti devant une commission d'enquête parlementaire sur l'état des lieux des crèches privées, en niant tout lien avec cette professionnelle du lobbying.

L'enquête et ses conclusions

L'enquête, ouverte en 2024, n'a pas permis de réunir des preuves suffisantes pour étayer l'accusation de parjure. Les juges d'instruction ont estimé que les éléments présentés ne démontraient pas que Bergé avait sciemment menti. Selon une source proche du dossier, « les échanges entre l'ancienne ministre et la lobbyiste étaient limités et ne relevaient pas d'une dissimulation caractérisée ».

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Réactions politiques

Cette décision a suscité des réactions contrastées. D'un côté, les soutiens de Bergé, comme le député Marc Ferracci, ont salué « la fin d'une chasse aux sorcières ». De l'autre, des associations de défense des droits des enfants ont exprimé leur déception, estimant que « la transparence sur les liens entre politiques et lobbyistes reste un enjeu majeur ». La CGT, partie civile dans l'affaire, a indiqué étudier un éventuel appel.

Contexte plus large

Cette affaire s'inscrit dans un contexte de scandales répétés autour des crèches privées en France, notamment après la publication d'un livre choc en 2023 révélant des pratiques contestables dans certaines structures. Le non-lieu prononcé en faveur de Bergé pourrait relancer le débat sur la régulation du lobbying et la moralisation de la vie politique.

Selon un sondage Ifop réalisé en mai 2026, 68% des Français estiment que les liens entre élus et lobbyistes sont encore trop opaques. L'association Anticor a appelé à renforcer les obligations de déclaration pour les parlementaires.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale