Course-poursuite dans le Gard : 24 ans condamné à un an de prison ferme
Course-poursuite Gard : 24 ans condamné à un an ferme

Un chauffard condamné pour une course-poursuite spectaculaire dans le Gard

Le tribunal correctionnel d'Alès a condamné ce lundi 29 septembre un jeune homme de 24 ans à deux ans d'emprisonnement, dont un an avec sursis probatoire, pour une course-poursuite effrénée qui a eu lieu dans la nuit du 24 au 25 septembre. Le prévenu, déjà connu de la justice avec sept condamnations à son actif, a été reconnu coupable d'avoir été au volant d'une voiture folle qui a sillonné les routes du nord d'Alès jusqu'au nord de Nîmes.

Une chevauchée infernale sur les routes gardoises

Les faits se sont déroulés aux alentours de 2h20 du matin à Saint-Martin-de-Valgalgues. Le peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (Psig) a repéré une voiture qui accélérait après être passée devant lui. Malgré les injonctions des militaires, le conducteur a pris la fuite, déclenchant une course-poursuite de 40 à 50 minutes. La brigade anticriminalité (BAC) a même été appelée en renfort. Le périple a traversé plusieurs communes : Cendras, Alès, Saint-Jean-du-Pin, Bagard, la RN 106 (où la vitesse a atteint 180 km/h), Boucoiran, Saint-Geniès-de-malgoirès et La Calmette. Les fuyards ont grillé des feux rouges, pris des ronds-points à contresens et franchi des lignes blanches. La course s'est achevée à Vézénobres, où la voiture a quitté la route. Tous les occupants ont tenté de s'enfuir à pied, mais les gendarmes ont interpellé tout le groupe, utilisant un pistolet à impulsion électrique pour maîtriser le conducteur présumé.

Le prévenu nie et tente d'apitoyer le tribunal

À la barre, le prévenu a maintenu son innocence, affirmant qu'il n'était pas le conducteur. "J'étais assis à l'arrière, en blanc, comme le conducteur", a-t-il déclaré. Il a expliqué avoir prêté la voiture de sa femme à un inconnu, et a accusé une "personne très méchante" de l'avoir dénoncé à tort. Il a tenté d'émouvoir le tribunal en évoquant sa situation familiale : "Ma vie est foutue si je retourne en prison. Laissez-moi une petite chance de m'en sortir !"

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Le procureur de la République, Abdelkrim Grini, n'a pas été dupe. "À un moment donné, il faut vous dire les choses dans les yeux : vous faites preuve d'une grande immaturité", a-t-il lancé. "Je ne vous crois pas, Monsieur ! Vous ne me ferez pas avaler que vous n'êtes pas le conducteur." Il a requis deux ans de prison, dont six à douze mois avec sursis probatoire, un maintien en détention et 500 euros d'amende.

La défense plaide le doute

Me Florence Mendez, avocate du prévenu, a plaidé le doute. Elle a souligné que la procédure n'était "pas irréprochable" et que des blessures n'apparaissaient pas sur le certificat médical de son client. Elle a également présenté une attestation d'une jeune fille affirmant avoir vu deux personnes vêtues de blanc à Saint-Martin-de-Valgalgues. "Il vous dit sa vérité, que ce n'est pas lui", a-t-elle insisté.

La mère du prévenu intervient

En fin d'audience, la mère du condamné a pris la parole, furieuse. Elle a signalé aux juges que son fils avait reçu des menaces sur internet pour qu'il endosse la responsabilité de la course-poursuite. "C'est sur internet !" a-t-elle lancé. Malgré ces déclarations, le tribunal s'est dit convaincu que le prévenu était bien le conducteur. Il a été condamné à deux ans d'emprisonnement, dont la moitié avec sursis probatoire, et maintenu en détention.

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