Chauffard jugé en appel pour la mort d'une gendarme dans le Lot-et-Garonne
Chauffard jugé en appel pour mort d'une gendarme

Yassine El Azizi, un trafiquant de 31 ans, est jugé en appel par la cour d'assises du Gers pour avoir tué une gendarme en forçant un barrage routier en 2020. Il roulait sans permis et sous l'emprise de stupéfiants.

Les faits

Le 1 juin 2026, la cour d'assises du Gers examine en appel le cas de Yassine El Azizi, condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises du Lot-et-Garonne. Il avait percuté mortellement la gendarme Mélanie Lemée, 25 ans, lors d'une course-poursuite de 20 kilomètres, roulant parfois à plus de 150 km/h sur une route départementale. Il était en possession de 160 grammes de cocaïne.

Les circonstances du drame

Contournant des herses déployées sur la chaussée, l'accusé avait fait un écart brutal, percutant violemment la victime qui n'a pas survécu à ses blessures. Selon l'avocat des parents de la jeune femme, Philippe Bellandi, ils attendent une condamnation juste, sans être dans la vengeance ou la haine. Il a souligné qu'il était difficile pour eux d'évoquer à nouveau les faits.

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La défense plaide l'accident

L'avocat de la défense, Edouard Martial, avait plaidé l'accident lors du procès en juin 2025, justifiant son appel par un verdict extrêmement lourd et hors-sol. En revanche, Me Bellandi a rappelé que l'accusé roulait à plus de 140 km/h au moment de l'impact, un choc si violent qu'une jambe de la gendarme a été retrouvée à 50 mètres de là.

L'émotion suscitée

La mort de Mélanie Lemée, ex-championne de France militaire de judo et officier de police judiciaire, a suscité une grande émotion. Une marche avait rassemblé 2 000 personnes à Aiguillon, dans le Lot-et-Garonne, où elle travaillait.

Le verdict attendu

L'arrêt de la cour d'assises est attendu le 10 juin. Yassine El Azizi est jugé pour violences volontaires sur personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner. En première instance, l'avocat général avait requis 30 ans, estimant que l'accusé avait pris délibérément l'option de foncer sur la gendarme dans une extrême violence. Il a affirmé, citant des experts, que l'accusé avait une visibilité parfaite, n'avait pas freiné et était resté pied au plancher, ce qui fait de lui un tueur.

La défense considère que son client aurait dû être jugé pour homicide involontaire aggravé par un tribunal correctionnel, et non aux assises. Me Martial a souligné que la cour devait tenir compte de la qualification de violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner, et a posé la question de savoir si un assassin et une personne poursuivie pour avoir involontairement donné la mort doivent être traités de la même manière.

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