Begoña Gomez, épouse de Pedro Sanchez, sera jugée pour trafic d'influence
Begoña Gomez jugée pour trafic d'influence

La juge d'instruction du tribunal de Madrid a officiellement renvoyé en procès Begoña Gomez, l'épouse du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, pour des accusations de trafic d'influence et de détournement de fonds publics. Cette décision, rendue publique le 16 juillet 2026, marque une étape cruciale dans une affaire qui ébranle le gouvernement socialiste depuis plusieurs mois.

Les accusations portées contre Begoña Gomez

Selon l'ordonnance de la juge, Begoña Gomez est soupçonnée d'avoir utilisé son statut d'épouse du chef du gouvernement pour obtenir des avantages indus. Plus précisément, elle est accusée d'avoir influencé l'attribution de contrats publics à des entreprises proches de son cercle familial. Les faits remontent à la période 2021-2023, lorsque son mari était à la tête de l'exécutif.

Le parquet antiterroriste et anticorruption, qui a requis ce renvoi, estime que les preuves réunies sont suffisantes pour justifier un procès. Parmi les éléments clés figurent des courriels et des témoignages indiquant que Mme Gomez aurait intercédé auprès de hauts fonctionnaires pour favoriser des sociétés liées à son frère, selon des sources judiciaires.

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Les réactions politiques et le contexte

Pedro Sanchez, qui a toujours défendu l'innocence de son épouse, a qualifié cette décision de « chasse aux sorcières » orchestrée par l'opposition de droite. Dans un communiqué, le Premier ministre a réaffirmé sa confiance dans la justice espagnole, tout en dénonçant une instrumentalisation politique. « Mon épouse est victime d'une campagne de calomnie sans précédent », a-t-il déclaré.

De son côté, l'opposition conservatrice, menée par le Parti Populaire, a salué la décision de la juge, y voyant une avancée pour la transparence. « Personne n'est au-dessus de la loi, pas même la famille du Premier ministre », a commenté le porte-parole du PP au Congrès.

Les implications juridiques et politiques

Le procès, dont la date n'a pas encore été fixée, pourrait avoir des répercussions majeures sur la stabilité du gouvernement. Begoña Gomez encourt une peine de prison allant de trois à six ans pour trafic d'influence, et de deux à quatre ans pour détournement de fonds publics, selon le code pénal espagnol. Si elle était reconnue coupable, cela pourrait affaiblir la position de Pedro Sanchez, déjà confronté à une majorité parlementaire fragile.

Cette affaire intervient dans un climat politique tendu en Espagne, marqué par des scandales de corruption touchant plusieurs partis. Selon un sondage récent, 62% des Espagnols estiment que le gouvernement doit faire preuve de plus de transparence dans les affaires impliquant des proches du pouvoir.

Les prochaines étapes judiciaires

La défense de Begoña Gomez dispose d'un délai de dix jours pour faire appel de l'ordonnance de renvoi. Si l'appel est rejeté, le procès pourrait s'ouvrir dans les six prochains mois. L'avocat de Mme Gomez a déjà annoncé son intention de contester cette décision, arguant que les charges reposent sur des « présomptions infondées ».

En attendant, l'épouse du Premier ministre reste présumée innocente. Le tribunal de Madrid a également ordonné le maintien de son contrôle judiciaire, qui l'oblige à pointer régulièrement au tribunal et à ne pas quitter le territoire espagnol sans autorisation.

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