François Asselineau jugé pour agressions sexuelles et harcèlement
Asselineau jugé pour agressions et harcèlement sexuels

François Asselineau, président de l'Union populaire républicaine (UPR) et candidat à l'élection présidentielle de 2027, sera jugé en correctionnelle pour harcèlement sexuel, agression sexuelle et tentative d'agression sexuelle. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a infirmé l'ordonnance de non-lieu dont il avait bénéficié en décembre 2024 et ordonné son renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris.

Des accusations de longue date

Les faits remontent à 2020, lorsque deux anciens salariés de l'UPR ont déposé plainte. L'un d'eux affirmait avoir été harcelé dès son embauche en 2019 et contraint à des baisers. Un second collaborateur a porté plainte en juin 2020 pour des faits similaires survenus en 2018. Une enquête préliminaire avait été ouverte le 15 mai 2020.

Mise en examen et garde à vue

François Asselineau a été placé en garde à vue en février 2021 et mis en examen pour harcèlement moral, harcèlement sexuel, agressions sexuelles par personne ayant autorité et intimidation de victime. Lors de sa garde à vue, il a nié toute agression sexuelle mais a reconnu avoir été "insistant" et avoir écrit des lettres pour ses victimes, dans lesquelles elles revenaient sur leurs accusations.

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Un non-lieu annulé

En décembre 2024, il avait bénéficié d'un non-lieu, mais le parquet a fait appel. Le 7 avril, la chambre de l'instruction a donné raison au parquet, infirmant l'ordonnance et ordonnant le renvoi en correctionnelle. L'homme politique de 68 ans devra répondre de harcèlement sexuel, agression sexuelle et tentative d'agression sexuelle sur deux collaborateurs, en raison de l'autorité que lui conférait sa fonction.

Réactions et contexte

L'avocat de François Asselineau, Me Pierre Darkanian, n'a pas souhaité commenter. Le président de l'UPR a toujours contesté les accusations, les qualifiant de "calomnies". Son entourage dénonce une tentative de prise de contrôle du parti. En 2020, des cadres de l'UPR avaient réclamé sa démission, évoquant des "relations particulières et insistantes" avec des salariés, sources de "graves souffrances psychologiques".

Un parcours politique controversé

Partisan d'une sortie de la France de l'Union européenne, de l'euro et de l'Otan, François Asselineau avait obtenu 0,92 % des voix à la présidentielle de 2017. En 2022, il n'avait pas réuni suffisamment de parrainages. Il a lancé sa campagne pour 2027 fin mars. Malgré les accusations, il a été réélu à la tête de l'UPR en 2020 et reconduit en 2023. Les dates du procès ne sont pas encore fixées.

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