Le parquet a requis mardi 26 mai trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, contre David G., 36 ans, ancien animateur périscolaire de l'école Alphonse-Baudin, dans le 11e arrondissement de Paris, jugé pour agressions sexuelles sur neuf enfants âgés de 3 à 5 ans. Ce procès est le premier public depuis l'éclatement du scandale des violences sexuelles dans le périscolaire parisien.
Des témoignages poignants
Sept mères se sont succédé à la barre du tribunal correctionnel pour décrire le choc et la détresse provoqués par les accusations. Toutes ont raconté comment elles ont découvert les faits, souvent par l'appel d'un autre parent ou par les confidences de leur enfant. L'une d'elles a témoigné : "Si je disais à mon fils qu'il restait au goûter, il hurlait pendant une heure."
Des récits similaires
Les témoignages se ressemblent, seuls les âges des enfants diffèrent. Les mères, parfois une feuille de papier à la main, ont tenté de livrer l'essentiel malgré la pression du président inquiet de voir l'audience s'éterniser. Celle-ci s'est achevée à 22h50.
Un collectif en soutien
Le collectif #MeeTooEcole était présent devant le tribunal pour soutenir les familles et dénoncer les violences sexuelles en milieu scolaire. L'audience a mis en lumière les traumatismes vécus par les enfants et leurs parents, ainsi que la nécessité d'une meilleure protection des mineurs dans les structures périscolaires.
David G. encourt une peine de trois ans de prison, dont un an ferme, avec un bracelet électronique. Le jugement a été mis en délibéré.



