Le gouvernement russe a qualifié l'explosion survenue samedi 1er août dans un restaurant italien huppé de Moscou d'« attentat terroriste ukrainien ». Cinq personnes sont mortes et au moins 19 ont été blessées, selon les autorités russes.
Un restaurant italien visé à Moscou
L'explosion a eu lieu dans le restaurant Balzi Rossi, un établissement réputé de la capitale russe. Le gouvernement russe a immédiatement pointé du doigt Kiev, affirmant que « les terroristes de Kiev voulaient intimider les Italiens travaillant en Russie, leur montrer qu'eux aussi sont dans le collimateur et pourraient à tout moment devenir les prochaines victimes de ces scélérats », selon un communiqué repris par le média indépendant Agentstvo.
Cette attaque intervient dans un contexte de tensions extrêmes entre la Russie et l'Ukraine, mais aussi avec les pays européens, notamment l'Italie. Le choix d'un restaurant italien semble délibéré, selon Moscou, qui y voit une volonté de cibler les ressortissants italiens présents en Russie.
Le parallèle avec Monaco
Le gouvernement russe a également établi un parallèle avec l'explosion survenue le 19 juin dernier à Monaco, où le milliardaire ukrainien Vadim Ermolaev a été blessé, ainsi que sa compagne et leur fils de 13 ans, alors qu'ils rentraient chez eux, rue du Révérend-Père-Louis-Frolla.
Dans un communiqué, l'ambassade de Russie en Italie a déclaré : « Il est désormais parfaitement clair que l'explosion au restaurant Balzi Rossi et les autres attentats terroristes en Russie, à Monaco et ailleurs témoignent du fait que le fléau terroriste ukrainien commence déjà à se propager en Europe, et en Italie en particulier. »
Une accusation sans revendication
L'Ukraine n'a pas revendiqué cette attaque, et aucune preuve n'a été apportée par la Russie pour étayer ses accusations. Cette dernière s'appuie sur des similitudes présumées entre les deux événements pour établir un lien, mais les enquêtes indépendantes n'ont pas confirmé ces allégations.
L'explosion de Monaco avait déjà suscité de nombreuses interrogations, notamment sur le commanditaire et le mobile de l'attaque. Un ex-officier des services secrets ukrainiens passé côté russe avait accusé le nouveau patron du SBU d'avoir commandité l'attaque visant Vadim Ermolaev, mais ces allégations n'ont pas été vérifiées de manière indépendante.
Un impact sur les relations internationales
Cette nouvelle accusation risque d'aggraver encore les relations déjà très tendues entre la Russie et l'Ukraine, mais aussi avec les pays européens. L'Italie, en particulier, pourrait se trouver au centre de nouvelles tensions diplomatiques, alors que Moscou laisse entendre que des attaques similaires pourraient se produire sur son sol.
Le gouvernement russe a promis de renforcer la sécurité autour des restaurants et lieux fréquentés par les étrangers, tandis que les autorités ukrainiennes ont démenti toute implication dans cette explosion. La communauté internationale appelle à une enquête transparente pour faire la lumière sur ces événements.



